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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture !

 

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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 23:00

Le jeudi 26 septembre 2002 en début d’après-midi, le bateau baptisé le Joola qui assurait une liaison maritime régulière entre Dakar et Ziguinchor au sud du Sénégal, partait du port de Ziguinchor pour Dakar. Il n’arrivera jamais à destination. Le « Joola » a coulé au large la Gambie. Ce fut la plus grande catastrophe maritime que le monde ait jamais connue ! 1863 morts officiellement ! Et quand on sait la légèreté et l’irresponsabilité qui ont accompagné l’exploitation de ce navire, on se doute qu’il y a eu près de 2000 morts. Pire que le « Titanic » ! A la veille de ce triste anniversaire, nous avons une pensée émue pour les victimes et leurs familles.

Le Joola

Au-delà du drame, il me semble important, trois ans après, de se demander si toutes les leçons ont été tirées. Et surtout si la sécurité dans les transports de voyageurs (sur terre, dans les airs ou sur l’eau) est devenue une préoccupation des autorités qui nous dirigent.

Le voyage interrompu

Même si, au vu de ce je vis à Dakar chaque fois que je prends un « Ndiaga Ndiaye » (minibus de transport urbain) ou un « dakar dem dick » (bus dakarois), je suis très sceptique. Au moment où le « Wilis » s’apprête à prendre la suite du « Joola », il ne faut pas que la sécurité redevienne une préoccupation secondaire. Pour que, plus jamais, un si épouvantable drame ne se produise.

En savoir plus sur kassoumay.com

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 23:00

Le réseau Education Sans Frontières a publié une pétition pour soutenir, en France, une Congolaise et sa famille menacées d’expulsion. Cette famille qui a fui son pays d’origine, la RDC , pour protéger la vie de ses membres, est dans la tourmente depuis que les autorités françaises ont décidé d’expulser la mère et ses enfants vers le Congo. Nous en avions parlé dans ces colonnes. En effet, une journaliste de Radio-France avait été inquiétée dans cette affaire (lire l’article). Aujourd’hui, nous reproduisons le texte de Education Sans Frontières intitulé « Vous nous prenez pour qui ? » afin que sachiez ce qui se passe et pourquoi il faut signer cette pétition.

Réseau éducation sans frontières

Affaire Makombo (Sens)
Vous nous prenez pour qui ?

Le 9 août dernier, apprenant que leurs deux jeunes sœurs (Naomie 10 ans et Grace 12 ans) avaient été interpellées dans le centre aéré où elles étaient en vacances et que leur mère (Congolaise, déboutée du droit d’asile) venait d’être assignée à résidence à Migennes dans l’attente de l’expulsion de la famille vers la RDC , les deux enfants aînés de Barbe Makombo, Rachel 15 ans, et Jonathan 14 ans, ont décidé de s’enfuir. Malgré leur jeune âge, leur décision n’a pas été prise à la légère. Il était hors de question pour eux de rentrer au pays où ils avaient été les témoins du martyre de leurs parents et où leur père a disparu avec quatre de leurs frères et sœurs. Ils ont ramassé quelques vêtements, pris le peu d’argent qui restait à la maison et sont partis. Après quelques jours d’errance, ils ont eu la chance de rencontrer des adultes qui, découvrant leur situation, les ont hébergés, nourris, protégés et qui continuent de le faire. Auraient-ils dû les livrer à la police pour qu’ils soient expulsés ? Cela dure depuis sept semaines. Sept semaines de cavale, sept semaines sans contact avec leur mère et leurs sœurs, sans école, sans vie sociale.
Les responsables syndicaux, associatifs et politiques signataires de l’appel Vous nous prenez pour qui ? revendiquent la protection qu’ils accordent à Rachel et Jonathan. Le Réseau Education sans frontières appelle à signer massivement ce texte afin de constituer un rempart humain pour protéger Rachel, Jonathan, Grace, Naomie et leur mère. La seule issue est la régularisation (avec un titre Vie privée et familiale) de Barbe Makombo pour lui permettre d’élever et de scolariser normalement ses enfants.

Télécharger la pétition en format pdf.
Signatures à retourner à RESF s/c EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 Paris.

Premiers signataires de la pétition :

Mouloud AOUNIT (Secrétaire général du MRAP), Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU ), Jean-Jacques AVIS (Pasteur, Sens), Denis BAUDEQUIN (Secrétaire général UNSEN-CGT), Didier BERNARD (Président FCPE 92), Olivier BESANCENOT (Porte-parole de la LCR ), Richard BERAUD (Secrétaire général de la FERC-CGT ), Nicole BORVO (Sénatrice, PCF), Alima BOUMEDIENNE (Sénatrice, Les Verts), José BOVE (Via Campesina), Alain BUCH (Coordonnateur régional FCPE Ile de France), Marie-George BUFFET (Secrétaire nationale du PCF), Bernard CASSEN (Président d'honneur d'ATTAC France), Jean CORDILLOT (Ancien Maire de Sens), Jean-Michel DELARBRE (RESF, LDH), Michèle DESSENNE (Secrétaire générale d'ATTAC), Michel DIARD (Secrétaire général SNJ-CGT), Jean-Pierre DUBOIS (Président de la LDH ), François DUFOUR (Confédération Paysanne), Georges DUPON-LAHITTE (Président de la FCPE ), Nathalie FERRE (Présidente du GISTI), Gérard FILOCHE (Inspecteur du Travail), Suzan GEORGE (Ecrivain), Faride HAMANA (Secrétaire Général de la FPCE ), Maurice KRIEGEL-VALRIMONT, Alain KRIVINE (LCR), Julien LUSSON (Aitec), Roger MARTELLI (Historien, directeur de Regards), Gus MASSIAH (Cedetim), Richard MOYON (Réseau Education sans frontières), Jacques NIKONOFF (Président d'ATTAC France), Stéphanie PARQUET-GOGOS (SUD Education), Maurice RAJSFUS (Observatoire des Libertés publiques), Régine TASSI (ATTAC - Education), Claire VILLIERS (Conseillère régionale Ile de France)

 

 

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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 23:00

Le quotidien sénégalais Wal Fadjri a publié aujourd’hui la dernière salve de l’entretien (publié en trois volets) que lui a accordé madame Nafi Ngom Keita, l’inspectrice générale d’Etat qui a dirigé l’enquête sur les présumées malversations financières dans l’affaire dite des « chantiers de Thiès ». Et comme prévu, ce n’est pas triste ! Elle balance à tout va ! On peut regarder de près cette interview et y retenir ce qu’on veut. Selon ce qu’on y cherche. Il y a cependant quelques constantes qui ressortent : d’abord, madame Ngom Keita a très peur de Abdoulaye Diop, l’actuel ministre des finances du régime de monsieur Abdoulaye Wade (président du Sénégal). Ensuite elle martèle plusieurs fois sa conviction que d’énormes sommes d’argent sont planquées, au préjudice des Sénégalais, dans quelques banques hors du pays. Elle est persuadée, enfin, que les sbires du ministre des finances veulent sa peau. Physiquement. Il s’agit de projet d’assassinat pur et simple selon elle.

Tout cela est extrêmement grave et, pour le moins, inquiétant. Pillage supposé des deniers publics, évasion financière massive, menaces, avérées ou pas, de mort sur la personne d’un haut fonctionnaire de la république ; il y a de quoi demander des clarifications et situer une fois pour toutes les responsabilités pour sortir de cette ambiance lourde et délétère. Madame Ngom Keita en aura trop dit ou pas assez !

Et tout cela devient encore plus confus (ou plus clair pour certains !?!), quand on lit sur le blog de Jules Diop, une copie d’un message de menace qui lui est adressé provenant de… madame Nafi Ngom Keita ! C’est pire que tout ce qu’on imaginait…

Faites-vous votre opinion en lisant tout cela. Yal na lii leep diour lou baakh pour rewmi !*

* Pourvu que tout cela se termine bien pour le pays ! (en wolof, langue sénégalaise).

Lire le premier volet de l’interview de madame Ngom Keita.

Lire le deuxième volet.

Lire la dernière partie.

Lire l’article de Jules Diop.

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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 23:00

Ce texte est une contribution de notre ami R. L. Alissoutin sur le mariage en général, mais surtout sur le mariage au Sénégal en particulier. Bonne lecture !

Se marier par amour semble paradoxal car l’amour est libre et spontané alors que le mariage est un ensemble d’obligations préétablies. Les expressions française «se passer la corde au cou» et wolof «takk» (lier, attacher) sont assez révélatrices de l’idée de contrainte dans le mariage. Dès la conclusion du contrat de mariage, des obligations juridiques s’imposent ipso facto à chacun des époux et leur violation les expose à des sanctions civiles (divorce, dommages et intérêts,…) ou pénales (en cas d’adultère, de bigamie,...). ? Dans certaines religions, le mariage est considéré non pas comme un cadre de plaisance, mais un moyen de soumission à Dieu. Alors, se marie-t-on parce qu’on s’aime ou parce qu’on s’engage à respecter les obligations juridiques, religieuses et morales du mariage ? Les deux questions relèvent de logiques différentes. En effet, on peut se marier sans s’aimer comme on peut s’aimer sans se marier.

Beaucoup de femmes se résignent au calvaire d’un mariage désastreux, du fait de la crainte des tracasseries du divorce et des conséquences de la séparation sur la vie morale et matérielle des enfants. Le divorce traumatise toujours alors qu’aucune loi, aucune religion n’oblige les hommes et les femmes à se marier. Alors, pourquoi se marie-t-on ? Une réponse satisfaisante à une question aussi anodine que complexe ne saurait être théorique. A partir du moment où elle s’adresse à des expériences vécues, elle doit s’arrimer au réel et tendre une oreille attentive et discursive aux personnes impliquées. Dans cette perspective, nous avons réalisé un micro sondage dans 5 quartiers[1] de la région de Dakar sur un échantillon[2] de deux cent personnes (cent hommes et cent femmes). Vu le caractère sommaire de l’enquête, les résultats obtenus ne sont certes pas généralisables, mais ils tracent quelques pistes attractives dans l’optique d’une investigation plus scientifique et plus approfondie.

(Femmes) Pourquoi vous êtes-vous mariée ou pourquoi voulez-vous vous marier ?

Pour faire comme tout le monde

Pour faire des enfants

Pour être à l’abri du besoin

Par amour

Pour ne pas forniquer

En raison de la pression des parents

31 %

20 %

15 %

13 %

11 %

10 %

 

(Hommes)  Pourquoi vous êtes-vous marié ou pourquoi voulez-vous vous marier ?

Pour fonder une famille

Parce qu’il faudra le faire tôt ou tard

Par amour

Pour «s’approprier» une femme aimée

Pour avoir une compagne

Pour ne pas être mal vu

24 %

22 %

17 %

17 %

13 %

07 %

 L’amour ne serait donc pas le principal motif du mariage. Certains hommes avouent s’être engagés au mariage sur la base d’une simple photo ou d’un film, parce que c’était le seul moyen de disqualifier les autres prétendants, en attendant de réfléchir. L’attrait physique serait généralement plus déterminant chez les hommes que chez les femmes.

Il est évident que la pression sociale réduit sensiblement la liberté de se marier ou de ne pas se marier. Bien souvent, on se marie parce qu’il faut se marier, donc par pure convenance. On consent au mariage «pour faire comme tout le monde», «parce qu’il faudra le faire tôt ou tard», «pour faire plaisir aux parents», «pour ne pas être mal vu»… De nombreux parents auraient précipité le mariage de leurs enfants pour les préserver du pêché charnel et d’éventuelles naissances hors mariage. La pression économique aussi introduit des biais dans le consentement au mariage. Beaucoup de femmes n’hésitent pas à s’attacher à des hommes pour des raisons financières. Elles découvrent par la suite le supplice d’entretenir des relations physiques avec un partenaire qu’on n’aime pas et, finalement, hésitent entre la résignation et la séparation.

Il est intéressant de noter que les hommes se disent préoccupés par la famille alors que les femmes sont davantage attachées aux enfants. Il est apparu, dans les discussions, que certaines femmes se marient dans le seul dessein d’avoir des enfants légitimes ; lorsqu’elles atteignent cet objectif, elles songent à la séparation pour retrouver leur liberté. D’autres, sans oser divorcer, délaissent leur mari et les poussent, d’une certaine manière, dans les bras d’autres femmes plus attentionnées et plus aimantes.

D’autres questions subsistent. La passion qui est à l’origine du mariage peut-elle être maintenue à l’épreuve du temps ? Lorsque cette passion cède la place à la routine, les partenaires ne ressentent-ils pas un besoin de renouvellement ou de redécouverte de certaines sensations ? Est-ce là un pas heureux vers la relance du mariage ou une ouverture malheureuse vers le divorce, l’adultère ou la polygamie ? Qu’est-ce qui, en dehors de la psychose de la rupture, maintient ensemble des époux aux humeurs manifestement incompatibles ? L’entente sexuelle, l’angoisse de la solitude, l’éloignement des enfants ? Si les hommes et les femmes ne doivent se marier que parce qu’ils s’aiment, peut-on leur refuser le droit de se quitter lorsqu’ils ne s’aiment plus ? Mais en liant le maintien du lien conjugal aux humeurs respectives des époux, ne risque-t-on pas de banaliser le mariage et de désacraliser la famille ? Comment concilier la liberté individuelle de chaque époux de s’engager et de se désengager et l’intérêt collectif de la famille et de la société ?

La conception du mariage s’inspire du contexte social. En Afrique, ce contexte fait d’une aliénation de l’individu au groupe, d’une très forte immixtion des familles respectives dans la vie du couple, de pauvreté…, contribue à vicier le consentement au mariage. Bien souvent, on s’engage au mariage pour des raisons étrangères au mariage… La société ne peut prétendre à l’harmonie et à la stabilité que si les différentes alliances qui s’établissent en son sein pour donner naissance à la Famille , reposent sur des raisons saines et des motivations légitimes. Or, cette cellule fondamentale qu’est la famille se construit sur la base du mariage. Stabiliser et pacifier le corps social revient donc à assainir le mariage pour l’affranchir des dérives qui polluent la relation humaine.

Auteur : Rosnert Ludovic ALISSOUTIN

Visiter son blog.

Son adresse électronique : grefroska@hotmail.com


[1] Quartiers de Mermoz, Fann, Castors, Medina Gounas, Yeumbeul. Les principaux critères utilisés sont : la situation géographique et le niveau de vie.

[2] L’échantillonnage a été effectué selon la méthode probabiliste.

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21 septembre 2005 3 21 /09 /septembre /2005 23:00

Au lieu de sortir de la crise déclenchée par la guerre terrible que se livrent les frères ennemis du parti démocratique sénégalais (pds, au pouvoir), le Sénégal s’enfonce ! Cette semaine, un gros pavé vient d’être jeté dans l’arène : madame Nafi Ngom Keita, chef de la mission de l’IGE (Inspection Générale d’Etat) qui rendu le fameux rapport d’enquête sur l’affaire dite des « chantiers de Thiès », a décidé de rompre le silence. Malgré la réserve qui doit être observée par chaque inspecteur d’Etat dans l’exercice de ses fonctions. Et elle balance du lourd ! Elle serait tout simplement menacée de mort. Rien moins que cela ! Le Sénégal serait-il devenu un endroit où faire son travail serait synonyme de risquer sa vie ? Exagère-t-elle ? Toujours est-il qu’elle s’en prend très violemment à monsieur Abdoulaye Diop, actuel ministre des finances du Sénégal.

Selon elle, elle aurait subi des tentatives de corruption de la part de monsieur Diop pendant son enquête. Et quand on lit entre les lignes, elle pense que des hommes à la solde de monsieur Diop essaient de l’assassiner. Et elle aurait d’autant plus peur qu’elle a le sentiment que ce ministre est « protégé »… en haut lieu. Par qui ? Va savoir... Elle en est convaincue dans la mesure où Idrissa Seck (ancien premier ministre) et Salif Bâ (ancien ministre) sont déjà en prison alors que Diop est toujours en liberté. Mieux il est encore ministre des finances ! Tout cela devient très confus et… très dangereux pour l’avenir et la stabilité politique du Sénégal. En plus le déballage, qui a fait l’effet d’une bombe dans les milieux politiques, n’est pas fini. Le journal Wal Fadjri (dans lequel madame Nafi Ngom Kébé a choisi de s’exprimer) ayant décidé de distiller chaque jour un peu plus de révélations.

Je le répète : les hommes politiques passent, le pays, ses populations et ses institutions restent. Et il est inadmissible que des querelles de personnes et des positionnements politiques (en vue d’élections) au sein d’un parti (fut-ce le parti au pouvoir) conduisent le pays au bord du gouffre ! Le pire n’est jamais certain, mais alerter évite de déplorer. Soyons vigilants.

Lire la première partie de l'interview accordée à Walf Fadjri par Nafi Ngom Keita.

Lire la deuxième partie de cette interview.

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20 septembre 2005 2 20 /09 /septembre /2005 23:00

Vous vous souvenez peut-être de la mésaventure qui était arrivée à la star de la télévision américaine Oprah Winfrey il y a quelques semaines. De passage à Paris le 14 juin 2005, la présentatrice vedette du show qui porte son nom, avait voulu faire des courses à la boutique de luxe Hermès. En vain. Il était 18 heures 45 minutes et le magasin s’apprêtait à fermer ses portes. Malgré son insistance, elle et ses accompagnateurs (gardes du corps, agent, secrétaire etc.) furent éconduits poliment mais fermement. Une vendeuse lui propose même de revenir le lendemain. Seulement quand on s’appelle Oprah Winfrey, on a un emploi du temps over booké ! Elle dut donc renoncer, furieuse, à ses achats ! Elle retourna donc aux Etats-Unis dégoûtée.

En reprenant son talk-show à la télévision, elle s’empressa de raconter à ses téléspectateurs ses déconvenues parisiennes. Et l’explication qu’elle trouva au refus du magasin de la servir était : « c’est parce que je suis noire ! ». Et ça, c’est grave. Donc elle demande simplement à tous ses fans de boycotter les magasins Hermès partout dans le monde. Parce qu’une marque qui accepte la discrimination raciale ne mérite pas qu’on entre dans ses magasins pour y dépenser de l’argent. Quand on sait que madame Winfrey est milliardaire et que son « Oprah Winfrey Show », qu’elle anime depuis 20 ans, est regardée dans plus de 110 pays, on prend sa demande de boycott au sérieux ! Et apparemment sa menace a eu des effets. Moins de trois mois après, c’est le président de HERMÈS USA himself, qui est venu présenter ses excuses à la star de la télévision. L’homme, monsieur Chavez, s’est dit désolé de ce qui est arrivé et a même annoncé que désormais le personnel de sa marque a été briefé pour que ce genre de désagrément n’arrive plus. C’est clair ! Du coup madame Winfrey, la cinquantenaire triomphante, a décidé de lever sa menace de boycott. Comme on dit : selon que vous êtes puissant ou misérable…

Visiter le site officiel d’Oprah Winfrey.

Visiter le site de la marque Hermès.

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20 septembre 2005 2 20 /09 /septembre /2005 23:00

Il y a quelques jours j’ai reçu dans la boîte de réception de l’adresse électronique de mon blog un courrier un peu bizarre qui commençait par : « Assistance - MADAME BARE CLEMENCE MAINASSARA - A votre attention. Je vous prie d'emblée de m'excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Mais même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d'assistance humanitaire une confiance véritable peut naître de notre communication et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous deux. Aussi c'est avec un réel plaisir que je vous contacte depuis ABIDJAN la capitale économique de la COTE D'IVOIRE (AFRIQUE de l'Ouest) où je vis depuis quelques temps avec mes trois enfants Nasser,Moussa et Samira. En fait je suis Madame Clémence BARE MAÏNASSARA, l'épouse légitime de l'ex-président de la république du NIGER (AFRIQUE de l'Ouest) assassiné par une junte militaire en avril 1999. ». Ensuite le courrier se poursuit avec une demande d’aide pour transférer une forte somme d’argent (plusieurs millions de dollars !) de l’Afrique de l’ouest vers l’Europe, avec promesse de céder 20 % de la somme à la personne qui accepterait d’aider cette soi-disant madame Baré Maïnassara. Si, comme moi, vous avez reçu ce genre de mail, n’y répondez surtout pas ! Vous mettriez alors le doigt dans un engrenage qui pourrait vous alléger de quelques centaines d’euros (de quelques milliers de francs CFA ou quelques centaines de dollars) au minimum, si ce n’est plus ! C’est une arnaque. Et cette escroquerie, qui a la particularité d’être africaine, existe depuis longtemps. Elle est juste de retour en ce moment sur l’Internet.

J’ai en toute innocence répondu brièvement à cette lettre en disant qu’il leur suffisait de trouver un compte domicilié en Europe pour faire leur opération sans problème. Et que je ne comprenais pas où était la difficulté de faire cela. Je reçus, avec une rapidité rare une réponse me remerciant d’avance de mettre à leur disposition mon propre compte bancaire et me donnant l’adresse e-mail d’un avocat qui serait à même de me donner des précisions sur les démarches à suivre pour que cette énorme somme soit virée sur mon compte ! C’est à ce moment-là que cette affaire me parut vraiment bizarre et inquiétante. S’il était aussi simple de se faire des millions, cela se saurait. En bon internaute, je tapai l’adresse de mon moteur de recherche préféré. Et dans le champ vierge, je tapai juste ces mots « Bare maïnassara ». Je découvris alors des milliers de pages web qui décrivaient quasiment toutes la même chose : une arnaque qui s’appelait « SCAM 419 ». C’était hallucinant le nombre de témoignages de gens qui se sont faits avoir par ces voyous d’un nouveau genre. Et la source de ce nouveau type de banditisme par l’Internet semble être le Nigeria. Même si aujourd’hui toute l’Afrique occidentale est touchée. Un exemple récent a été rapporté par le correspondant à Dakar de la radio RFI. Un avocat Russe s’étant fait escroquer (avec une variante de l’affaire de transfert de fonds détenus cette fois par un riche héritier) par ces voyous africains du net, cette fois basés à Dakar, de 4000 euros, il décida de se rendre à Dakar lui-même pour leur tendre un piège. Il prit rendez-vous avec une jeune femme (membre du gang) à qui il avait promis de donner quelques milliers d’euros pour que le transfert puisse se faire (c’est disent-ils des frais que vous récupérerez après le transfert sur votre compte de tous ces millions de dollars !). En bon avocat, il prévient la police sénégalaise qui l’accompagne discrètement sur le lieu du rendez-vous. La fille envoyée par sa bande d’escrocs a donc été cueillie en douceur par les policiers qui finissent par mettre sous les verrous tout le groupe. La fille s’est avérée être une réfugiée libérienne. Quand à moi, après tout ce que je venais d’apprendre, j’envoyai une réponse à ma bande de voyous à moi (je vous rappelle, basés à Abidjan) où je leur disais qu’ils étaient démasqués et que la police ivoirienne ne tarderait pas à venir les chercher. Je n’ai plus eu de courrier venant de ces gens si promptes à répondre !

Maintenant, chers lecteurs, vous êtes prévenus. Le sort que mérite ce type de mail, c’est la poubelle. Et parlez-en autour de vous. Vous éviterez peut-être à des proches des désagréments. Quand à ceux qui ont déjà reçu ce genre de courrier, vos commentaires sont les bienvenus sur Jdsblog. Il vous suffit de cliquer sur le bouton « commentaire » en bas de l’article. Nous en profiterons tous. Restons vigilants !

Lire ces quelques exemples et témoignages recueillis par mbolo.com

Lire l'article que le Journal du Net lui consacrait déjà en... 2003 !

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19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 23:00

Il est Camerounais. Il a dix-neuf ans. Il s’appelle Guy Effeye. Et il était sur le point d’être embarqué, de force, ce dimanche 18 septembre 2005 au soir, sur un vol en partance pour Douala. Et pour un aller simple ! Cela se passe à l’aéroport parisien de Roissy Charles De Gaulle. Et ce mardi 20 septembre 2005, il est toujours sur le sol français. Mieux, c’est le préfet lui-même qui a communiqué au tribunal de Bobigny (dans la proche banlieue de Paris) sa décision de surseoir à l’expulsion de cet étudiant sans papiers alors qu’il était prévu de le juger en comparution immédiate pour « refus d’embarquer ». Au delà des péripéties de cette affaire d’expulsion, ce qui est surtout frappant et qui met du baume au cœur, c’est l’extraordinaire mobilisation des élèves et professeurs du lycée d’Epinay sur Seine où le jeune homme était scolarisé jusqu’à ses récents problèmes administratifs.

En effet dans ces malheureuses affaires d’expulsions, on avait coutume de voir plutôt les associations de défense des étrangers (dans le cas d’espèce, l’association Education sans frontières s’est fortement mobilisée) autour de l’étranger sans papiers. Mais cette fois-ci, il y a eu une énorme mobilisation des lycéens qui n’ont pas hésité dimanche soir à se rendre à l’aéroport pour empêcher l’expulsion de leur camarade Guy ! Ils ont, par leur mobilisation, obligé les élus locaux à manifester leur soutien au jeune Camerounais. Et en étant présents, eux aussi, à l’aéroport dimanche soir. Un député a même été incommodé par les gaz lacrymogènes des policiers ! Comme cela ne suffisait pas, ils sont revenus le lendemain, lundi, encore plus déterminé à obtenir la libération de leur camarade. Le parquet ayant demandé un complément d’information, l’audience est reportée à mardi, en début d’après-midi. Les lycéens promirent alors de revenir, encore plus nombreux. Ils ont tenu promesse ! Des centaines de jeunes accompagnés de leurs professeurs ont investi le parvis du tribunal de Bobigny dès le début de l’après-midi aux cris de « nous sommes tous des enfants d’immigrés ! » ou « libérez Guy ! ». Le plus formidable, c’est qu’ils ont été entendus. Et en haut lieu, s’il vous plaît ! C’est monsieur Sarkozy, ministre français de l’intérieur, qui aurait demandé au préfet de « laisser une seconde chance » au jeune homme en voie d’expulsion. Même si les autorités précisent qu’il lui est juste laissé la chance de pouvoir repasser son baccalauréat et qu’ensuite il devra rentrer dans son pays, quelle belle victoire de la solidarité humaine tout de même. Cela redonne foi en la jeunesse française. Bravo à tous ces jeunes Français qui n’ont écouté que leur cœur !

Lire le premier article que Libération a consacré à cette affaire.

Lire l'article de Libération sur le dénouement heureux de l'affaire.

Visiter le site de Education sans frontières

 

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14 septembre 2005 3 14 /09 /septembre /2005 23:00

Le Cercle d’action pour la promotion de la diversité en France (CAPDIV) organise une journée destinée à rendre hommage aux valeureux soldats qu’ont été les Tirailleurs Sénégalais (qui n’étaient pas que Sénégalais d’ailleurs). Et c’est la deuxième année consécutive que cette manifestation est célébrée par CAPDIV. L’affiche de la manifestation (ci-dessous) est plus parlante que n’importe quelle discours.

 La manifestation est prévue le samedi 17 septembre 2005 de 17 heures à 20 heures, dans le 1er arrondissement de Paris, au jardin des Halles (place René Cassin) face à l’église Sainte Eustache. Il y aura au programme une exposition intitulée « Chemins des préjugés », un atelier d’animation pour les enfants sur la génétique, un café scientifique sur la génétique et les préjugés, un débat avec des historiens.

Méditons cette citation du général De Gaulle : «  La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire, et que sans elle son chef n’aurait pas été le 8 Mai 1945, signer au nom de la France , l’acte de capitulation de l’Allemagne ? ».

Sources : le site grioo.com

Visiter le site du CAPDIV.

 

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12 septembre 2005 1 12 /09 /septembre /2005 23:00

L’Organisation des Nations Unis s’apprête à célébrer son 60ème anniversaire. C’est en principe, surtout en Afrique, un âge ou on devient sage et respecté. Eh bien, force est de constater que ce n’est pas le cas de l’ONU. Jamais l’organisation internationale n’a été aussi controversée.

Monsieur Kofi Annan

Depuis l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis, au mépris des résolutions de l’ONU et des ses inspecteurs sur le terrain, le siège de New York et son prestigieux locataire n’ont cessé d’être dans la tourmente : scandale de l’affaire « pétrole contre nourriture » (qui a même valu au fils de Kofi Annan d’être soupçonné de malversations financières), la question de l’utilité de l’ONU, de ses capacités d’action, la question de la justification du droit de veto accordé à cinq pays sur près de 175, la poussée des pays réclamant un siège permanent au Conseil de Sécurité etc. Il a même été question de faire disparaître l’ONU et la remplacer par une organisation plus en phase avec le 21ème siècle, de la même manière que l’ONU a remplacé la défunte SDN (Société Des Nations). C’est ce qui rend intéressant cette interview exclusive de plus de vingt-six minutes qu’accorde le secrétaire général de l’ONU, le ghanéen Kofi Annan, à TV5. Et en français s’il vous plait !

Visionner l’interview accordée à TV5 par Kofi Annan

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