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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture !

 

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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 23:00

 Le procès prévu cet après midi contre monsieur Christophe GREBERT, le rédacteur du blog MonPuteaux.com a été très court. En effet, devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris, le juge a repoussé le procès au 03 février 2006 ! Et cela à cause de l’absence de l’avocat de la ville de Puteaux qui était occupé à défendre d’autres « éminents » citoyens du département des Hauts-de-Seine (riche département français connu pour ses habitants « célèbres » comme Nicolas SARKOZY, Charles PASQUA, Didier SCHULLER, Patrick BALKANY… ce département abrite également la commune de Puteaux ). Ouf ! Cela laisse du temps pour organiser la riposte contre ceux qui essaie de bâillonner ce cher Christophe.

 

Une foule de journalistes a couvert cette "première"

 

 Comme il le dit lui-même, « c’est la liberté d’expression d’un simple citoyen qui a décidé de l’ouvrir qui est prise pour cible face un clan qui cumule tous les pouvoirs locaux depuis 36 ans : maire, députée et vice-sénatrice, maire adjoint et conseiller général, 38 élus sur 43 au conseil municipal… Quel danger je représente pour cette baronnie putoélienne ? ».

 

 Heureusement, la presse s’est aussi emparée de l’affaire : Libération, LCI, Le Nouvel Obs, France Info, France Inter … On ne peut plus dire : « on ne savait pas ».

 

 Soutenons la liberté d’expression ! Soutenons MonPuteaux.com !

 

Courage Christophe, nous sommes de plus en plus nombreux ! Ils reculeront !

 

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans INTERNET
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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 23:00

 Monsieur Christophe GREBERT est un citoyen de la ville de Puteaux en région parisienne. Choqué, comme beaucoup de Français, par l’arrivée du leader du FN (parti d’extrême droite) au premier tour de la présidentielle le 21 avril 2002, il décide d’avoir une action militante pour qu’une telle chose ne puisse plus arriver. Il adhère donc au parti socialiste (PS) français. Mais au lieu de participer à des réunions de militants une fois par mois, il décide d’ouvrir un blog ! Cet espace lui permet de dénoncer tout ce qu’il trouve anormal, anti-démocratique ou qui relève de l’abus de pouvoir. Et quoi de plus normal que de commencer par regarder ce qui se passe dans sa propre ville. C’est ainsi qu’est né le blog MonPuteaux.com ! Et c’est le début des ennuis.

 

 

Christophe GREBERT

 

En effet, la ville de Puteaux est tenue depuis près de 40 ans par la même famille : les CECCALDI – REYNAUD ! Ils tiennent les postes de maire de la Ville , de premier adjoint (la fille du maire !), de député de la ville… J’en passe et des meilleurs. Quand, en plus, le maire se trouve un ancien commissaire de police ! Vous imaginez la vie de quelqu’un qui essaie de dénoncer leurs dérives : coups de téléphones anonymes, menaces verbales dans la rue, lettres d’intimidations etc. Pour couronner le tout, aujourd’hui, une plainte contre monsieur GREBERT pour diffamation avec menace de fermeture de son blog !

Quand on sait l’espace de liberté énorme qu’a créé MonPuteaux.com (qui a d’ailleurs inspiré d’autres citoyens qui ont créé des blogs de « démocratie participative ») pour les Putéoliens, on ne peux pas laisser faire une chose pareille !

Soutenons MonPuteaux.com et son rédacteur. Alors allez vous informer sur son site, tenez-vous informé et participez aux actions de soutien.

Son procès a lieu aujourd'hui à 13 h 30 au Palais de Justice de Paris (île de la cité).

Courage Christophe ! Tu n’es pas seul !

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans INTERNET
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19 juin 2005 7 19 /06 /juin /2005 23:00

 L’attaquant français des « Reds » de Liverpool, Djibril Cissé, 23 ans, s’est marié samedi 18 juin 2005 au Pays de Galles. La cérémonie s’est déroulée dans le nord du pays au château de Bodelwyddan en présence nombreux amis de la star du football comme Louis SAHA ou Sylvain WILTORD.

 

 

Djibril Cissé et Jude LITTLER, son épouse

 

 L’heureuse élue est une consultante en coiffure, Jude LITTLER, âgée de 30 ans et déjà maman d’un petit garçon de 10 ans.

 Djibril, sa nouvelle épouse et le fils de celle-ci devraient s’installer dans la propriété du footballeur : le manoir de Ridge house d’une valeur de presque 3 millions d’euros !

 

 

Djibril comme on l'aime, après un but !

 

 Félicitations aux mariés ! Et pourvu que l’attelage tienne !

 

 Courage Djibril et bonne chance ! Pourvu que tu restes le dynamiteur des défenses adverses que nous aimons tant !

 

 

Le site officiel de Djibril Cissé est ici à Cliquez !

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans LE SPORT
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15 juin 2005 3 15 /06 /juin /2005 23:00

 Le dirigeant du Parti de la Réforme (PR) est en liberté provisoire depuis hier, 15 juin 2005. Il était incarcéré depuis le 30 mai pour des propos jugés graves par les autorités sénégalaises. En effet, lors d’un meeting dans la région de Kaolack, l’opposant avait invité la population à suivre l'exemple ukrainien et à renverser le président Abdoulaye Wade par des manifestations pacifiques.

 

 Même si la liberté de monsieur AGNE n’est que « provisoire », je trouve que c’est une bonne nouvelle. Parce que j’ai trouvé inadmissible, et même inquiétant, qu’on puisse au Sénégal, en 2005, incarcéré un homme politique pour de pareils propos. Les Sénégalais seraient-ils des irresponsables au point que n’importe quel appel, fut-ce d’un dirigeant politique, les amène à mettre le pays à feu et à sang ? En supposant même que le peuple se soulève contre ses dirigeants, il aurait eu, à mon avis, de bonnes raisons de le faire. Et il me semble qu’au Sénégal on est loin de cela.

 Emprisonner des hommes politiques ou des membres de la société civile pour leurs opinions doit être de l’ordre des choses révolues ! Il faut qu’on admette, une fois pour toutes, que le meilleur moyen de rester au pouvoir sans crainte d’appel au soulèvement de la population, est d’améliorer la vie du Sénégalais. C’est par la bonne gouvernance qu’on garde la confiance du peuple. Ce n’est sûrement pas en se barricadant derrière un arsenal juridique d’un autre temps. On ne se débarrasse pas de la colère populaire en emprisonnant ceux qui l’entretiennent. On leur prouve qu’ils ont tort… par l’exemple, le travail, la rigueur, la compétence, la responsabilité. Toutes choses partagées par un grand nombre de Sénégalais. Il suffit de les mettre aux affaires et de virer tous ceux qui sont à la recherche d’autre chose que l’intérêt du pays.

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans LE SENEGAL
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14 juin 2005 2 14 /06 /juin /2005 23:00

Monsieur Nicolas SARKOZY, ministre français de l’intérieur et président de l’UMP, a déclaré, selon une dépêche AFP, qu’ « aucune norme constitutionnelle ne prévoit que la France doit accepter dans n'importe quelle condition tous les immigrés qui ont une raison personnelle de vouloir s'installer dans notre pays ». Il répondait ainsi dans une lettre adressée mercredi 15 juin à monsieur Patrick WEIL, chercheur qui trouvait que le projet du ministre de limiter le regroupement familial des étrangers en situation régulière en France pouvait avoir un caractère anti-constitutionnel.

En effet lors de la convention de l’UMP du 09 juin dernier, monsieur SARKOZY avait fait des propositions sur l’immigration qui ont fait réagir les associations de défense des Droits de l’Homme et certaines personnalités comme monsieur Patrick WEIL. La polémique sur cette immigration « choisie » que veut le ministre au lieu d’une immigration « subie » selon ses propres termes est encore vive. Mais vue la détermination du président de l’UMP et le pouvoir dont dispose aujourd’hui son parti sur la scène politique française, il y a de fortes chances pour que ses propositions se transforment en lois très prochainement.

Au-delà de ces arguties juridiques, il reste que la vie de quelques centaines de milliers de personnes vivant en France va certainement changer. Et pas pour devenir plus simple.

La France , comme tout pays souverain, a le droit de se donner les lois qu’elle pense nécessaires au mieux être de sa population. Mais dans la situation actuelle, j’ai le sentiment que la population immigrée est prise dans un débat qui n’est pas le sien. Durcir les lois sur l’entrée et le séjour des étrangers en France devient comme une réponse systématique à toutes les crises politiques que vit ce pays. En effet, après la défaite de l’UMP aux élections régionales, une kyrielle de nouvelles lois sur les étrangers a vu le jour sous la houlette du même SARKOZY. Déjà. Et depuis le 29 mai 2005, après le cinglant « NON » infligée au Traité constitutionnel européen, l’immigration est de retour sur la scène française. On reprend les mêmes et on recommence. On ne change pas une équipe qui… perd ! Nouvelles propositions, nouvelles lois sûrement ! C’est vrai qu’il faut aller à la pêche aux électeurs. La présidentielle de 2007 approche à grands pas. Et tout le monde sait qu’un étranger ne vote pas aux présidentielles ! Et on sait aussi les ambitions affichées de notre ministre de l’intérieur à ce sujet. Pauvres immigrés… Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. C’est connu. M’enfin ! Quelle crime grave que de vouloir essayer de s’en sortir ailleurs que dans son propre pays ! Et surtout de vouloir avoir une vie de famille, comme tout être humain. D’ailleurs, monsieur le ministre ne s’est pas gêné pour critiquer le  gouvernement socialiste de Lionel JOSPIN qui, en son temps, avait créé une carte de séjour « Vie privée et familiale » source inévitable de l’entrée de beaucoup d’étrangers « non choisis » en France.

 

Toujours est-il que à force de vouloir séduire les électeurs de l’extrême droite en faisant des copies de leurs idées, on risque de les pousser à croire réellement que  l’original est ce qu’il faut à la France. On n’en a eu un aperçu le 21 avril 2002 : monsieur LE PEN au 2ème tour de la présidentielle ! Ce fut un séisme en France. Il ne faut pas y ajouter un Tsunami en 2007 !

 

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans LA FRANCE
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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 23:00

Le mardi 07 juin 2005 dans la journée, j'apprenais, avec stupeur, comme beaucoup d'Africains je suppose, l'arrestation et la mise en garde à vue dans les locaux d'un commissariat de Police parisien de monsieur Fodé SYLLA. Cet Afrofrançais connu pour son militantisme au sein d'associations comme SOS RACISME ou ADN (Alliance de  la Diaspora Noire), a siégé au Parlement européen après avoir été élu sur une liste du Parti Communiste français. Depuis la fin de son mandat de Député européen, il siège au Conseil Économique et Social. Le profil même du monsieur qu'on n'imagine pas empêtré dans ce genre de faits divers. Surtout quand on apprend la qualification des faits qui lui sont reprochés : "trafic international de drogue" selon les propres termes de monsieur SYLLA !

Pendant cette journée du mardi 07 juin, on a entendu tout et n'importe quoi. Très vite les média ont annoncé que du crack (un puissant dérivé de la cocaïne) a été retrouvé chez monsieur SYLLA. Puis un communiqué de  la Police démentait en ces termes "il n'a pas été trouvé de drogue chez monsieur Fodé SYLLA". Mais dans le même temps, certains journaux et chaînes de télévision persistaient et donnaient même des détails encore plus précis : on aurait trouvé des ustensiles pouvant servir à faire chauffer du crack avant consommation au domicile de monsieur SYLLA ! Et le coup de grâce est donné en fin de journée : pendant sa garde à vue, il aurait reconnu être "consommateur" 

Aujourd'hui, monsieur SYLLA est libre. Il s'est expliqué longuement sur tout cela dans une longue interview donné à Afrik.com (retrouvez cette interview en cliquant sur ce lien : l'entretien avec Afrik.com  ). Il a donné sa version des faits. Sa vérité. Quelle que soit la réalité profonde des faits dans cette affaire, elle laissera des traces. Et elle m'inspire, à ce titre, quelques réflexions.

D'abord, quand monsieur SYLLA dans son interview parle de tentative de "faire taire l'une des voix de l'antiracisme", on peut le croire ou pas, mais cela est du domaine du plausible. Des précédents ont existé. Ceux qui ont encore la nostalgie du temps où le Noir ne pouvait être que sous la domination de son maître Blanc, ceux qui ne voient en chaque Africain qu'un grand enfant, ceux qui pensent que les Afrofrançais (tout Français qu'ils soient) ne doivent avoir comme horizon que le nettoyage de la voierie des villes françaises ou le "métier" de délinquants ou mieux celui de trafiquant de drogue, sont plus déterminés que nous ne pouvons l'imaginer. Ils sont peu nombreux mais très remontés contre cette société multiculturelle qu'est devenue la société française et très actifs. Il ne faut cependant pas faire de la paranoïa :  La France n'est pas un pays raciste. Il y a des racistes en France comme ailleurs. Ce n'est pas la même chose.

Pour les raisons évoquées ci-dessus, il me semble évident que chacun d'entre nous doit, dans ces actes de tous les jours être exemplaire ! Exemplaire pour moi ici ne signifiant pas seulement respecter les lois et règles de vie en France (c'est une nécessité), cela veut dire aussi ne jamais, par nos agissements ou ceux de nos enfants, donner du grain à moudre aux personnes que je décrivais dans le paragraphe précédent. Ne jamais prêter le flanc ! Rendre sa dignité à l'Homme noir est déjà suffisamment difficile comme cela.

Cette exemplarité que j'appelle de mes vœux, disais-je, concerne chacun d'entre nous, mais encore plus ceux qui parmi nous sont devenus des personnalités en vue. Et incontestablement monsieur Fodé SYLLA a été et est encore une personnalité en vue. C'est pourquoi si ce qui lui est arrivé ces derniers jours peut servir à quelque chose, c'est à mon avis de nous rendre encore plus vigilants sur nos comportements.

Pour finir, je voudrais rajouter ceci : quelle que soit notre position sur l'innocence de monsieur SYLLA dans cette affaire, nous devons lui apporter notre soutien jusqu'à ce qu'une culpabilité soit établie de façon formelle. On en est loin. Unis nous sommes forts. Dispersés, nous sommes des fétus de pailles. Je souhaite que cette affaire s'arrête là pour monsieur SYLLA et qu'il retrouve le calme dans sa famille et dans son travail.

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7 juin 2005 2 07 /06 /juin /2005 23:00

Depuis quelques semaines, le Sénégal connaît des soubresauts politiques qui s'aggravent de jour en jour. C'est inquiétant. Et il me semble que tout ce que le Sénégal compte aujourd'hui d'hommes et de femmes responsables doit faire tout pour y mettre un terme. Avant qu'on n'atteigne un point de non-retour.

Mésentente au sommet

Tout commence par une "rivalité" de personnalités de premier plan de la vie politique du pays. Au sommet du parti au pouvoir, cette "rivalité", alimentée par des personnes au mieux mal informées au pire mal intentionnées, atteint son point culminant avec le limogeage du premier ministre de l'époque Idrissa SECK. Que l'on trouve ce limogeage juste ou injuste, bien ou dommageable pour le pays, là n'est pas la question. Dans tout pays démocratique respectueux de ses institutions, un changement de gouvernement est dans l'ordre normal des choses. Ce sont les suites de cet évènement au Sénégal qui nous inquiètent fortement aujourd'hui.

En effet, une tension vive est née de ce limogeage, au sein même du parti des deux plus importants protagonistes de l'affaire : le président de la République Abdoulaye WADE et son ex-premier ministre. Le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) s'est alors divisé en deux camps : les "pro-Idrissa SECK" et les "anti-Idrissa SECK". Les militants sont sommés de choisir leur camp ! Le critère de détermination devenant monsieur Idrissa SECK. On est pour ou contre lui. Comme s'il ne pouvait y avoir de position de neutralité. Et très vite, les positions se sont radicalisés.
Quand ce genre de chose se passe dans un parti politique de n'importe quelle démocratie de la planète, on peut penser "c'est regrettable..." mais on sait que c'est de l'ordre du possible, même si ce n'est pas de celui du souhaitable pour le militant de base. Mais dans le cas de figure qui nous intéresse aujourd'hui cela sort de l'ordinaire pour deux raisons : d'abord la violence inouie de l'affrontement que se livrent les deux camps de cette formation politique et ensuite et surtout la position qu'occupe le PDS depuis ce fameux soir du 19 mars 2000 qui a fait basculer pour la première fois depuis l'indépendance le Sénégal dans l'alternance politique. Les libéraux du PDS ont succédé aux socialistes de PS.

De la violence

Sans trop entrer dans les détails, je voudrais vous livrer quelques faits. Lors d'un meeting du PDS en province, des manifestants qui sifflaient une ministre se sont vus attaquer violemment à coups d'armes blanches au point que l'un d'entre eux a été grièvement bléssé au bras. Et cela par des "Calots bleus" sorte de service "d'ordre" du PDS ! Quelques jours après un autre ministre subissait le même chahut à Thiès, heureusement sans les mêmes conséquences graves. Dans la foulée, la maison de monsieur SECK, l'ex-premier ministre est attaquée à coup de détritus et autres abats animaux ! Et pour couronner le tout, un responsable des jeunes du PDS se fait agresser à l'arme blanche par un de ses camarades du même parti ! Heureusement ses jours n'ont pas été en danger ! La liste de ce déchaînement de violence n'est malheureusement pas exhaustive ! A se demander si cela se passe bien dans le Sénégal de 2005 ! Et personne n'est épargné.

Des rangs qui grossissent

Depuis l'alternance, le PDS occupe une place très importante dans le pays. D'abord parce qu'il est aujourd'hui au pouvoir. Et par conséquent ses membres sont installés à tous les niveaux de l'appareil administratif de l'État. Et détiennent de ce fait tous les leviers sensibles de décision. Ensuite, parce qu'une certaine "pratique alimentaire" de la politique (nous y reviendrons dans un autre article) a fait migrer vers le parti au pouvoir un grand nombre de membres du parti battu en 2000 (le PS) et certaines personnalités "fatiguées" de s'opposer ! Cette pêche miraculeuse qui ne comprenait pas que du menu fretin (loin s'en faut !) a rendu le PDS presque "obèse". Du coup, une guerre fratricide au sein de cette formation politique prend très vite des proportions dantesques. Et là aussi les dégats collatéraux risquent de faire du mal à tout le pays. Personne n'est épargné.

Restons vigilants !

Au final, la lutte d'influence au sein d'un seul et même parti politique est en train de mener le Sénégal sur un terrain dangereux à plus d'un titre. Et c'est pour cela qu'il faut, comme je le disais plus haut, tout faire pour apaiser la situation. Par tous les moyens. On ne joue jamais impunément avec la violence. le retour de flamme peut être dévastateur. Et ne l'oublions jamais, la Côte d'Ivoire a été un pays prospère et en paix. Elle a même été un pays d'immigration intra-africaine et internationale (la preuve, le nombre élevée d'Européens qui ont fait de ce pays leur seconde patrie). Nous constatons tous aujourd'hui avec désolation ce que la violence des armes a fait de ce pays. certains d'entre vous trouverons la comparaison exagérée. Peut-être. Je n'en sais rien. Ce que je sais par contre, c'est que nous ne sommes à l'abri de rien. L'enfer ce n'est pas que les autres. Restons vigilants. L'Homme s'habitue très vite à la violence. Verbale d'abord, physique ensuite et celle des armes suit "naturellement". Nous sommes tous concernés !

 

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