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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

   

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture ! 
 

Mercredi 21 septembre 2005

Il y a quelques jours j’ai reçu dans la boîte de réception de l’adresse électronique de mon blog un courrier un peu bizarre qui commençait par : « Assistance - MADAME BARE CLEMENCE MAINASSARA - A votre attention. Je vous prie d'emblée de m'excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Mais même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d'assistance humanitaire une confiance véritable peut naître de notre communication et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous deux. Aussi c'est avec un réel plaisir que je vous contacte depuis ABIDJAN la capitale économique de la COTE D'IVOIRE (AFRIQUE de l'Ouest) où je vis depuis quelques temps avec mes trois enfants Nasser,Moussa et Samira. En fait je suis Madame Clémence BARE MAÏNASSARA, l'épouse légitime de l'ex-président de la république du NIGER (AFRIQUE de l'Ouest) assassiné par une junte militaire en avril 1999. ». Ensuite le courrier se poursuit avec une demande d’aide pour transférer une forte somme d’argent (plusieurs millions de dollars !) de l’Afrique de l’ouest vers l’Europe, avec promesse de céder 20 % de la somme à la personne qui accepterait d’aider cette soi-disant madame Baré Maïnassara. Si, comme moi, vous avez reçu ce genre de mail, n’y répondez surtout pas ! Vous mettriez alors le doigt dans un engrenage qui pourrait vous alléger de quelques centaines d’euros (de quelques milliers de francs CFA ou quelques centaines de dollars) au minimum, si ce n’est plus ! C’est une arnaque. Et cette escroquerie, qui a la particularité d’être africaine, existe depuis longtemps. Elle est juste de retour en ce moment sur l’Internet.

J’ai en toute innocence répondu brièvement à cette lettre en disant qu’il leur suffisait de trouver un compte domicilié en Europe pour faire leur opération sans problème. Et que je ne comprenais pas où était la difficulté de faire cela. Je reçus, avec une rapidité rare une réponse me remerciant d’avance de mettre à leur disposition mon propre compte bancaire et me donnant l’adresse e-mail d’un avocat qui serait à même de me donner des précisions sur les démarches à suivre pour que cette énorme somme soit virée sur mon compte ! C’est à ce moment-là que cette affaire me parut vraiment bizarre et inquiétante. S’il était aussi simple de se faire des millions, cela se saurait. En bon internaute, je tapai l’adresse de mon moteur de recherche préféré. Et dans le champ vierge, je tapai juste ces mots « Bare maïnassara ». Je découvris alors des milliers de pages web qui décrivaient quasiment toutes la même chose : une arnaque qui s’appelait « SCAM 419 ». C’était hallucinant le nombre de témoignages de gens qui se sont faits avoir par ces voyous d’un nouveau genre. Et la source de ce nouveau type de banditisme par l’Internet semble être le Nigeria. Même si aujourd’hui toute l’Afrique occidentale est touchée. Un exemple récent a été rapporté par le correspondant à Dakar de la radio RFI. Un avocat Russe s’étant fait escroquer (avec une variante de l’affaire de transfert de fonds détenus cette fois par un riche héritier) par ces voyous africains du net, cette fois basés à Dakar, de 4000 euros, il décida de se rendre à Dakar lui-même pour leur tendre un piège. Il prit rendez-vous avec une jeune femme (membre du gang) à qui il avait promis de donner quelques milliers d’euros pour que le transfert puisse se faire (c’est disent-ils des frais que vous récupérerez après le transfert sur votre compte de tous ces millions de dollars !). En bon avocat, il prévient la police sénégalaise qui l’accompagne discrètement sur le lieu du rendez-vous. La fille envoyée par sa bande d’escrocs a donc été cueillie en douceur par les policiers qui finissent par mettre sous les verrous tout le groupe. La fille s’est avérée être une réfugiée libérienne. Quand à moi, après tout ce que je venais d’apprendre, j’envoyai une réponse à ma bande de voyous à moi (je vous rappelle, basés à Abidjan) où je leur disais qu’ils étaient démasqués et que la police ivoirienne ne tarderait pas à venir les chercher. Je n’ai plus eu de courrier venant de ces gens si promptes à répondre !

Maintenant, chers lecteurs, vous êtes prévenus. Le sort que mérite ce type de mail, c’est la poubelle. Et parlez-en autour de vous. Vous éviterez peut-être à des proches des désagréments. Quand à ceux qui ont déjà reçu ce genre de courrier, vos commentaires sont les bienvenus sur Jdsblog. Il vous suffit de cliquer sur le bouton « commentaire » en bas de l’article. Nous en profiterons tous. Restons vigilants !

Lire ces quelques exemples et témoignages recueillis par mbolo.com

Lire l'article que le Journal du Net lui consacrait déjà en... 2003 !

par M. Mady DANFAKHA publié dans : L'AFRIQUE
Dimanche 11 septembre 2005

Un collectif nommé « dictateurs stop » appelle à une manifestation à Paris et à New York. Le but étant de demander le départ des dictateurs africains qui continuent de piller notre continent et de maintenir dans une misère d’un autre âge des dizaines de millions d’êtres humains. C’est d’autant plus insupportable que ces dictateurs et leurs familles, pendant que leurs concitoyens se meurent, vivent dans un luxe et une opulence absolument indécents. Nous soutenons donc toute action qui débarrasse l’Afrique de ces rapaces. Les manifestations sont prévues :

A Paris : le jeudi 15 septembre 2005, rassemblement à 12 heures au métro la Muette.

A New York : le mercredi 14 septembre 2005, rassemblement à Ralph Bunche Park (en face de l’ONU, entre la 42ème et la 43ème rue de 7 heures à 13 heures.

Visiter le blog « dictateurs stop »

Adresse du collectif : dictateurstop@yahoo.fr

par M. Mady DANFAKHA publié dans : L'AFRIQUE
Mercredi 7 septembre 2005

Grâce à deux sites Internet de vulgarisation de la Culture afro antillaise, je vous invite à un voyage sonore d’une rare densité intellectuelle. Jugez par vous-mêmes : Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, Jean-Philippe Omotunde, Bwemba Bong et Thierry Mouelle comme invités chez vous !

Pour les Africains et ceux qui s’intéressent à la culture africaine et à son histoire, on ne présente plus le Sénégalais Cheikh Anta Diop et le Congolais Théophile Obenga. Les entendre et surtout les voir (pour Th. Obenga, il s’agit d’un DVD dont vous pourrez voir des extraits, mais ce serait tellement mieux de l’acheter et de l’avoir dans votre vidéothèque) est toujours une source d’enrichissement énorme. Les autres invités nous parlent de divers sujets très instructifs. Il vous suffira de cliquer sur les liens ci-dessous pour aller vous plonger dans ces documents rares et exceptionnels que nous avons grâce à menaibuc et africamaat.

Bonne écoute. Et n’oubliez pas : une culture sans racines est vouée à la disparition. Inéluctablement.

Visiter le site menaibuc.com

Visiter le site africamaat.com

 
par M. Mady DANFAKHA publié dans : L'AFRIQUE
Vendredi 19 août 2005

Depuis quelques jours se déroulent à Cologne, en Allemagne, les JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse ). Ces journées de rassemblement des jeunes chrétiens du monde entier, instituées par le pape Jean-Paul II, auront cette année un goût amer pour chrétiens d’Afrique. En effet, la présence de l’Afrique noire a été réduite à la portion congrue : quelques prêtres et séminaristes. La raison ? Risque d’immigration clandestine !

 

En effet les autorités consulaires allemandes en Afrique noire ont reçu des consignes fermes : il faut refuser le visa d’entrée sur le territoire allemand à toute personne ayant un profil à risque d’immigration clandestine. Et les consignes furent appliquées à la lettre. Et le pire de tout c’est que les autorités de l’Eglise africaine n’ont non seulement pas protesté, mais ils ont approuvé ces mesures ! On peut être choqué par cela. Mais quand on apprend que pendant les précédentes JMJ (à Paris et à Montréal), il y a eu un grand nombre de « pèlerins » qui ne sont jamais rentrés en Afrique, qu’il y a eu des trafics de visas moyennant de fortes sommes (jusqu’à 5000 euros !), on change de sentiment. La colère fait place à la tristesse et par moment à ce sentiment bizarre de colère et de honte mêlés ! D'ailleurs un responsable de l'episcopat au Cameroun, cité par patrick Girard dans Marianne, affirme que "le nom du Cameroun et de l’Eglise catholique qui est au Cameroun ont été salis lors des éditions précédentes". Nous ne devons donc nous en prendre qu’à nous-même.

 

Nous savions que nous étions devenus, aux yeux de certains, quantité négligeable sur cette Terre. Mais de là à nous rabaisser nous-mêmes… La lecture de l’article que l’hebdomadaire français « Marianne » consacre à cette affaire m’a plongé dans une réflexion profonde sur nos comportements, à nous Africains, la valeur que nous nous donnons, la dignité que nous ne devons jamais perdre, notre réelle envie de nous sortir de cet état de parias, le sens de nos combats individuels etc. Cette introspection, je pense que nous devons, chacun dans son coin, la faire. Réflechir (par moment à haute voix), mais surtout agir. Dans le bon sens. Nous sommes capables d’excellentes choses chez les autres. Que faisons-nous chez nous? Que faisons-nous de notre Afrique ? Chacun. Individuellement. Concrètement.

 

Lire l’article de Patrick Girard dans « Marianne ».

 

par M. Mady DANFAKHA publié dans : L'AFRIQUE
Mercredi 27 juillet 2005

Au Niger, la famine s’est installée. Les images horribles que les moins jeunes d’entre nous ont connues dans les années 80 occupent de nouveau la une des médias. Il y a une vingtaine d’années, c’était l’image du petit garçon ou de la petite fille d’Ethiopie le regard vide, la peau devenue presque grise, les jambes squelettiques et le ventre ballonné qui hantait nos nuits. Aujourd’hui cet enfant est nigérien. Les mêmes images à la télé, à la une des journaux… Le cauchemar recommence !

 

Il y a vingt ans, le monde s’était mobilisé pour sauver l’Ethiopie : les Nations Unies, les pays riches, les artistes du monde entier (« We are the World », « Tam-tam pour l’Ethiopie », « Live Aid » etc.). Le monde entier, les Africains en premiers, avait été suffisamment choqué pour qu’on ait pu penser que ce genre de chose n’arrivera plus. D’autant plus que c’est possible de l’empêcher. On peut légitimement se poser alors la question de savoir comment cela a-t-il pu se reproduire au Niger. Surtout pour un pays qui n’est pas en guerre.

 

Les explications évoquées sont multiples : sécheresse (pluviométrie en baisse), invasion acridienne (les criquets pèlerins), faiblesse des moyens (le Niger est un des pays les plus pauvres de la planète) et surtout mauvaise gestion de la crise par les Autorités de Niamey (la capitale du pays). Et ce dernier point me parait difficile à comprendre.

 

Que les catastrophes naturelles arrivent, on peut comprendre que ce soit difficile de les empêcher. Mais quand une accumulation de paramètres défavorables apparaît dans un laps de temps très court (en quelques mois), il me semble qu’il est du devoir des dirigeants du pays de tirer la sonnette d’alarme le plus rapidement possible. Demander de l’aide si nécessaire. La Solidarité internationale a aujourd’hui les moyens de stopper l’évolution catastrophique de la situation des populations en difficulté. On l’a vu avec le Tsunami en Asie l’année dernière. Pour la première fois on a entendu une ONG demander qu’on arrête d’envoyer de l’argent ! Alors empêcher la que la famine s’installe …

 

Malheureusement selon plusieurs observateurs, le gouvernement a longtemps tergiversé, semblant même vouloir résoudre le problème sans aide extérieure, avant de constater son impuissance. De précieux mois auront été perdus dans ce combat contre la faim. Prévenir est, tout de même, une des tâches d’un gouvernement.

 

Hélas, aujourd’hui on en est à constater que la famine s’est installée. Elle sera d’autant plus difficile à éradiquer.

Lire le dossier que le quotidien "Libération" consacre au Niger.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : L'AFRIQUE
 

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