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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture !

 

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7 juin 2005 2 07 /06 /juin /2005 23:00

Depuis quelques semaines, le Sénégal connaît des soubresauts politiques qui s'aggravent de jour en jour. C'est inquiétant. Et il me semble que tout ce que le Sénégal compte aujourd'hui d'hommes et de femmes responsables doit faire tout pour y mettre un terme. Avant qu'on n'atteigne un point de non-retour.

Mésentente au sommet

Tout commence par une "rivalité" de personnalités de premier plan de la vie politique du pays. Au sommet du parti au pouvoir, cette "rivalité", alimentée par des personnes au mieux mal informées au pire mal intentionnées, atteint son point culminant avec le limogeage du premier ministre de l'époque Idrissa SECK. Que l'on trouve ce limogeage juste ou injuste, bien ou dommageable pour le pays, là n'est pas la question. Dans tout pays démocratique respectueux de ses institutions, un changement de gouvernement est dans l'ordre normal des choses. Ce sont les suites de cet évènement au Sénégal qui nous inquiètent fortement aujourd'hui.

En effet, une tension vive est née de ce limogeage, au sein même du parti des deux plus importants protagonistes de l'affaire : le président de la République Abdoulaye WADE et son ex-premier ministre. Le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) s'est alors divisé en deux camps : les "pro-Idrissa SECK" et les "anti-Idrissa SECK". Les militants sont sommés de choisir leur camp ! Le critère de détermination devenant monsieur Idrissa SECK. On est pour ou contre lui. Comme s'il ne pouvait y avoir de position de neutralité. Et très vite, les positions se sont radicalisés.
Quand ce genre de chose se passe dans un parti politique de n'importe quelle démocratie de la planète, on peut penser "c'est regrettable..." mais on sait que c'est de l'ordre du possible, même si ce n'est pas de celui du souhaitable pour le militant de base. Mais dans le cas de figure qui nous intéresse aujourd'hui cela sort de l'ordinaire pour deux raisons : d'abord la violence inouie de l'affrontement que se livrent les deux camps de cette formation politique et ensuite et surtout la position qu'occupe le PDS depuis ce fameux soir du 19 mars 2000 qui a fait basculer pour la première fois depuis l'indépendance le Sénégal dans l'alternance politique. Les libéraux du PDS ont succédé aux socialistes de PS.

De la violence

Sans trop entrer dans les détails, je voudrais vous livrer quelques faits. Lors d'un meeting du PDS en province, des manifestants qui sifflaient une ministre se sont vus attaquer violemment à coups d'armes blanches au point que l'un d'entre eux a été grièvement bléssé au bras. Et cela par des "Calots bleus" sorte de service "d'ordre" du PDS ! Quelques jours après un autre ministre subissait le même chahut à Thiès, heureusement sans les mêmes conséquences graves. Dans la foulée, la maison de monsieur SECK, l'ex-premier ministre est attaquée à coup de détritus et autres abats animaux ! Et pour couronner le tout, un responsable des jeunes du PDS se fait agresser à l'arme blanche par un de ses camarades du même parti ! Heureusement ses jours n'ont pas été en danger ! La liste de ce déchaînement de violence n'est malheureusement pas exhaustive ! A se demander si cela se passe bien dans le Sénégal de 2005 ! Et personne n'est épargné.

Des rangs qui grossissent

Depuis l'alternance, le PDS occupe une place très importante dans le pays. D'abord parce qu'il est aujourd'hui au pouvoir. Et par conséquent ses membres sont installés à tous les niveaux de l'appareil administratif de l'État. Et détiennent de ce fait tous les leviers sensibles de décision. Ensuite, parce qu'une certaine "pratique alimentaire" de la politique (nous y reviendrons dans un autre article) a fait migrer vers le parti au pouvoir un grand nombre de membres du parti battu en 2000 (le PS) et certaines personnalités "fatiguées" de s'opposer ! Cette pêche miraculeuse qui ne comprenait pas que du menu fretin (loin s'en faut !) a rendu le PDS presque "obèse". Du coup, une guerre fratricide au sein de cette formation politique prend très vite des proportions dantesques. Et là aussi les dégats collatéraux risquent de faire du mal à tout le pays. Personne n'est épargné.

Restons vigilants !

Au final, la lutte d'influence au sein d'un seul et même parti politique est en train de mener le Sénégal sur un terrain dangereux à plus d'un titre. Et c'est pour cela qu'il faut, comme je le disais plus haut, tout faire pour apaiser la situation. Par tous les moyens. On ne joue jamais impunément avec la violence. le retour de flamme peut être dévastateur. Et ne l'oublions jamais, la Côte d'Ivoire a été un pays prospère et en paix. Elle a même été un pays d'immigration intra-africaine et internationale (la preuve, le nombre élevée d'Européens qui ont fait de ce pays leur seconde patrie). Nous constatons tous aujourd'hui avec désolation ce que la violence des armes a fait de ce pays. certains d'entre vous trouverons la comparaison exagérée. Peut-être. Je n'en sais rien. Ce que je sais par contre, c'est que nous ne sommes à l'abri de rien. L'enfer ce n'est pas que les autres. Restons vigilants. L'Homme s'habitue très vite à la violence. Verbale d'abord, physique ensuite et celle des armes suit "naturellement". Nous sommes tous concernés !

 

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Published by M. Mady DANFAKHA - dans LE SENEGAL
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commentaires

Domou Sénégal 17/06/2005 12:23

Les violences et les conflits d’interêt auquels on assiste aujourd’hui dans le PDS ne sont pas étonnant; tout ceci était prévisible; et on en est qu’au début. Ils vont s’éliminer, se tuer entre eux (“Crime entre amis”).
Avant d’adhérer dans un parti politique, il faut d’abord comprendre l’idéologie et les règles de fonctionnement de ce parti.L’un des devoirs d’un parti politique est d’éduquer ses militants, de les former sur son idéologie et sur ses règles de fonctionnement.
Au Sénégal, les militants du PDS “s’en tapent “ de l’idéologie de leur parti et de son règlement.On les entend crier à longueur de journée « MOI JE SUIS UN LIBERAL » alors que la majeure partie d’entre eux ne savent même pas ce que c’est le libéralisme.
Ils se disent démocrates et sont les premiers à violer les règles de la démocratie au sein même de leur parti.Il n’y a pas de démocratie au sein du PDS ; il y’a les donneurs d’ordre et les exécutants, le PDS est un groupement d’intérêt économique, il n’y a que des intérêts et tout ce qui se passe en ce moment nous le montre.Ce dont on assiste en ce moment n’est rien d’autre qu’une «VERITABLE GUERRE DE PETIT CHEF ». « POUR PASSER IL FAUT ECRASER LES AUTRES »
Le PDS n’a ni idéologie, ni règles et un parti qui n’a ni idéologie, ni règles de fonctionnement n’est rien d’autre qu’une association d’anarchistes, de délinquants.
Le premier à violer les règles est Wade.Il ne respecte aucune règle, il est en conflit avec toutes les personnes qui l’ont aidée à conquérir le pouvoir : Seck, Bathily, Dansoko etc, il a viré tous ses amis et a fait appel à ses ennemis qui hier l’avait trahis : Serigne Diop, Ousmane Ngom, Djibo Ka qui l’a emprisonné, Iba Der , et tous les grands dignitaires du PS qui ont fait la transhumance.
Au PDS on confond politique et métier, on confond politique et carrière or la
la politique n’est pas et ne doit pas être un métier autrement dit avant de s’engager dans la politique il faut d’abord avoir un métier car le jour ou on ne fait plus de politique, le jour ou on est démis de ses fonctions, il faut être capable de reprendre son métier pour gagner dignement sa vie.
On a vu l’exemple de Sakhir Thiam, de Libasse Diop et de plein d’autres ministres ou députés au Sénégal qui au lendemain de leur révocation du poste de ministre ou de députés ont tout simplement repris leur métier et continuent de gagner dignement leur vie.
On doit faire de la politique pour servir son pays et non pour des intérêts personnels.
Et puisque au PDS la majeure partie des ministres, députés et autres responsables n’ont aucune compétence, aucune qualification ; la politique devient alors un métier, une carrière et ainsi on en profite pour se remplir les poches, pour assurer son avenir ; on s’accroche à son poste et on hésite pas à agresser et même tuer tous ceux qui dérangent.
Wade est un sauveur pour beaucoup de ses ministres ; et donc pour rien au monde ils ne quitteront le pouvoir et ils sont prêts à tout pour garder leur poste, leur privilège d’où les intimidations, les agressions, la violence au sein du PDS.
Quel métier peut exercer par exemple un certain Diagne Fada qui n’a pas fini sa licence de SN à l’UCAD ? Il n’a jamais travaillé, il n’a aucune expérience professionnelle.Que pourra t’il faire comme métier si Wade le vire demain ?
Beaucoup de militants du PDS sont dans la même situation que lui ; Et croyez vous que ces gens là vont quitter le pouvoir par la voix démocratique ? Ils vont tuer toute personne qui osera les défier.
J’invite les sénégalais de l’intérieur et de l’extérieur, les parties politiques, et toutes les associations à se mobiliser pour les élections de 2006 et 2007. Il ne faut pas céder à l’intimidation, il ne faut jamais accepter que le PDS ou tout autre parti ou organisation remette en cause les acquis démocratiques obtenus depuis des décennies par le peuple sénégalais, acquis dont a bénéficié le PDS pour gagner les élections de 2000.
Il ne faut jamais accepter que le PDS ou tout autre parti ou organisation prenne en otage le peuple sénégalais.
N’hésitons pas à faire appel à la justice internationale comme l’ont fait beaucoup d’africains (Rwanda, Congo, Chili etc.) pour traduire les criminels et leur commanditaire.

Salam