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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

   

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture ! 
 

Dimanche 23 octobre 2005
Je signale aux amis de Tamba, et aux autres aussi d'ailleurs, que Radio Tamba (dont je vous parlais déjà dans les colonnes de Jds.blog) émet toujours depuis New York City. Et c'est encore mieux qu'avant. Maintenant vous pouvez écouter cette webradio en continu. En streaming comme diraient nos amis des States ! Faites cette petite expérience qui consiste à travailler sur votre ordinateur tout en laissant la page de Radio-Tamba active (en n'oubliant pas les enceintes ou votre casque). Vous ne pourrez plus couper la connexion ! Tellement vous vous sentirez bien ! Tout y passe : le Mbalax pur (mbalax bu tarr bi !), le zouk, le founana, les anciens (Youssou Ndour des années 80 !), le zouglou ... Alors n'oubliez pas de cliquer sur le lien à la fin de cet article ou dans la liste de mes sites préférés (c'est dans la colonne de gauche de cette page). Bonne écoute !
Tamba Mo neex waay
! *
*Il fait vraiment bon vivre à Tamba !
Radio Tamba - Live from New York City !
par M. Mady DANFAKHA publié dans : TAMBACOUNDA
Samedi 22 octobre 2005

Dans ce petit post, je voulais juste vous faire part d'une petite découverte sur le site de tv5, la chaîne francophone de télévision. En effet, j'ai découvert les fiches actalités du site : les actufiches. J'ai été tellement étonné par la richesse et la clarté de ces pages, que j'ai décidé de partager cette mine avec vous. Car le savoir c'est le pouvoir ! On ne trompe que ceux qui ne savent pas ! Alors allez-y sans modération. Il y en a pour tous les goûts. Les étudiants et chercheurs africains qui n'ont pas d'encyclopédie à disposition seront ravis, j'en suis sûr ! Et c'est gratuit !

Cliquez ici pour vous informer ! A vous les actufiches !

par M. Mady DANFAKHA publié dans : MES EVASIONS
Dimanche 16 octobre 2005

Jeudi 15 octobre 1987, samedi 15 octobre 2005 : il y a exactement 18 ans mourait sous les balles de ses plus proches collaborateurs et compagnons un jeune héros de l’Afrique. Il s’appelait Thomas Sankara. Le capitaine Thomas Sankara ! Et cela se passait à Ouagadougou. En ce triste anniversaire, souvenons-nous et méditons sur ce qu’a laissé cette comète qui dans sa fulgurance a marqué une énorme partie de la jeunesse africaine.

Le capitaine Thomas Sankara

Il est né le 21 décembre 1949 à Yako dans ce qui était alors la Haute Volta. Après des études dans plusieurs académies militaires, dans son pays d’abord (en commençant par le prytanée militaire de Kadiogo) puis à l’étranger, le jeune officier rentre pour se mettre au service de sa patrie. Très jeune (il n’avait pas 30 ans), il fréquenta les allées du pouvoir. Secrétaire d’Etat puis premier ministre sous le régime militaire de Jean-Baptiste Ouédraogo, il comprit très vite l’étendue de la corruption des dirigeants et la souffrance du peuple voltaïque. Ses lectures de jeunesse sur le marxisme, ses rencontres avec des gens comme Samora Machel ou Fidel Castro (qui prétendaient appliquer le « socialisme réel ») rendaient encore plus insupportable à ses yeux le spectacle que donnaient les militaires alors au pouvoir. Sa décision était prise : il fallait renverser tous ces corrompus et instaurer une autre façon de diriger son pays. Au profit des plus pauvres.

Thomas Sankara

Le 4 août 1983 un groupe de jeunes officiers amenés par Blaise Compaoré, Jean-Baptiste Lingani et Thomas Sankara prit le pouvoir à Ouagadougou. C’était le début d’une courte mais historique période pour le pays qui allait s’appeler désormais le Burkina Faso, le « pays des hommes intègres ». Cette période ne fut pas historique que pour le Burkina Faso, mais pour l’Afrique toute entière. En effet, en quelques années un homme s’est mis à ressembler à un mot : l’espoir !

En quatre ans, Thomas Sankara est devenu l’idole de la jeunesse africaine. Du nord au sud, de l’est à l’ouest du continent, les jeunes (et les moins jeunes) l'ont admiré puis ont tremblé pour lui. Il avait tout pour séduire mais aussi pour convaincre. Chaque mot qu’il prononçait respirait la sincérité, chaque acte qu’il posait nous faisait penser : « j’aurais fait pareil ! ». Très vite, il fit comprendre qu’il fallait d’abord compter sur soi et pas sur les autres. Dans une Afrique qui était habituée à l’assistanat en vivant des « largesses » de l’Occident, cela détonnait. Certaines mesures furent même traitées de démagogiques par ses adversaires. Ainsi, quand il revendit tout le parc de véhicules de luxe des ministères pour leur acheter des Renault 5, ou quand il imposa aux personnalités publiques de s’habiller avec du tissu fabriqué au Burkina Faso (le fameux « Faso Dan Fani ») lors des cérémonies officielles certains rirent sous cape ! Et pourtant ! Cela nous semblait tellement évident à nous lycéens de l’époque. Nous pensions : « pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt ? Et surtout pourquoi pas partout en Afrique ? ». N’étions-nous pas le continent le plus pauvre ? Ne côtoyions-nous pas suffisamment la misère au quotidien pour savoir que c’était indécent de rouler en grosses berlines allemandes dans les quartiers si pauvres de nos villes poussiéreuses ? Le pouvoir de Thomas Sankara était comme cela. Une envie sincère de sortir l’Afrique de sa désastreuse situation politique. Une proximité incroyable avec le peuple (ses jogging dans les rues accompagné de la population des quartiers populaires étaient mémorables !). Des mesures simples pour rétablir la justice sociale etc. On en oubliait qu’il était marxiste et que son régime était dit « révolutionnaire ». Tout ce que nous avions retenu, c’était que cet homme était sincère, aimé de son peuple et surtout intègre. Et pour tout cela, il représentait l’espoir de tout un continent. Espoir parce que si lui réussissait à redresser la barre au Burkina Faso, des millions de jeunes Africains s’engouffreraient dans la brèche ainsi ouverte. Et c’est pour cela qu’il était devenu dangereux pour beaucoup de vieux dictateurs africains et leurs tuteurs occidentaux. Nous avions tous peur pour lui. Et lors d’une interview prémonitoire qu’il avait accordée au journaliste de Jeune Afrique Sennen Adriamirado, il disait que si quelqu’un de son entourage proche décidait de l’assassiner, il n’y aurait pas de parade. Il avait malheureusement vu juste : c’est son fidèle « ami » et compagnon de révolution Blaise Compaoré qui lui prit le pouvoir et la vie ce maudit jeudi 15 octobre 1987 en plein après midi ! Thomas Sankara n'avait pas encore 38 ans ! En quelques rafales d’arme automatique, on venait de tuer l’espoir !

Aujourd’hui, ses assassins sont devenus des personnalités « respectables ». Et monsieur Blaise Compaoré, toujours au pouvoir, est considéré même par certains comme un sage de l’Afrique ! A nous il nous reste juste son image, ses propos simples et pleins de sincérité. Quelquefois, un poster replié depuis qu’on a quitté nos chambres d’étudiants. L’Afrique a aujourd’hui besoin d’un autre Thomas Sankara. Pour que renaisse l’Espoir !

Lire le récit des évènements du jeudi 15 octobre 1987.

Visitez un site consacré à Thomas Sankara.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : DES RAISONS D'ESPERER
Mardi 11 octobre 2005

Après les dramatiques évènements de Ceuta et Melilla, après la série effroyable d’incendies à Paris qui ont coûté la vie à une cinquante de personnes originaires d’Afrique noire, pendant que des personnes, de la même origine négro africaine, se font expulser des logements insalubres qu’ils ont trouvés en région parisienne pour abriter leur dignité sans certitude d’être relogés, pendant que toutes ces tragédies de la communauté africaine en Europe se déroulent sous nos yeux tous les soirs, c’est avec une grande émotion que j’ai découvert « l’appel à l’insurrection des consciences » samedi 08 octobre 2005 sur le plateau de l’émission "Tout le monde en parle" de la chaîne de télévision française France 2. Ce texte admirable, adopté par le congrès de la Ligue française des Droits de l’Homme en juin dernier, était lu par deux grands comédiens français : Muriel Robin et Guy Bedos. Quelle claque ! J’ai décidé de vous faire découvrir ce morceau d’espoir. Il nous redonne foi en l’Homme. Bonne lecture.

« APPEL À L’INSURRECTION DES CONSCIENCES »

Adopté par le 83ème congrès de la LDH - 5 juin 2005

Des hommes, des femmes, des enfants, sont, aujourd’hui, pourchassés, traqués, empêchés de vivre parce qu’ils ne détiennent pas les quelques grammes de papiers qui sont le sésame de leur dignité.

Ce sont les sans-papiers, venus des anciennes colonies françaises ou d’ailleurs. Ils illustrent les dérèglements du monde, les injustices qui mobilisent la charité ou les dictatures qui provoquent notre effroi. Ils sont venus, souvent au péril de leur vie, parfois la proie de réseaux mafieux qui prospèrent grâce à la fermeture de nos frontières. Ils n’ont commis aucun crime, sauf à considérer que vouloir vivre à toute force et construire un avenir meilleur pour ses enfants n’est pas le droit de chaque membre de la famille humaine.

Après avoir modifié la loi de la pire manière qui soit, le gouvernement aggrave les mesures prises contre les étrangers en les transformant en gibier d’une chasse indigne et, pire encore, en boucs émissaires des maux de la société française. A l’arbitraire de la loi s’ajoute l’arbitraire des pratiques quotidiennes de ceux et de celles à qui l’on a enseigné, pendant des décennies, qu’un étranger est avant tout un fraudeur, tout simplement parce qu’étranger. Les drames deviennent quotidiens tandis que, de toute part, enflent les réflexes xénophobes. Enfants arrêtés en classe, utilisés comme appâts pour arrêter les parents, ou confiés aux services sociaux sous les yeux de leurs parents. Impossibilité de se nourrir, de se soigner, de se loger autrement qu’entre caves et murs suintant la misère, parfois au péril de sa vie, contraints à être exploités par des employeurs négriers sous l’œil complaisant des pouvoirs publics, tout simplement avoir la peur au ventre lors de chaque mouvement, la rue devenant un espace d’insécurité légale.

Cela, c’est la vie quotidienne de dizaines ou de centaines de milliers de personnes. Toutes les déclarations martiales n’empêcheront pas cette réalité de subsister, voire de croître. De proche en proche, ce sont les étrangers en situation régulière qui sont victimes du même ostracisme, marqués aux sceaux des pires représentations, terrorisme et délinquance. Puis ce sont ceux et celles qui, de nationalité française, ressemblent à ces étrangers à priori délinquants, et subissent les mêmes avanies, les mêmes violences policières. Enfin, ce sont tous les habitants de France qui sont fichés parce que, simplement, accueillant leurs parents ou leurs amis. S’aimer est soumis à autorisation et à l’œil inquisiteur des autorités.

Ces mesures, cette politique créent le désespoir et attisent la haine. Elle s’empare de tous, y compris de ceux qui, par leur histoire ou leurs principes, devraient y être les plus opposés. Elle est indigne des principes qui fondent une démocratie, elle est tout le contraire de la France que nous aimons et de l’Europe que nous voulons. Nous savons que tout n’est pas simple et que nul ne détient de solutions magiques, mais nous savons aussi que ce n’est pas en agitant les vents mauvais de la xénophobie que nous répondrons à l’irrépressible envie de vivre de ces personnes.

Aujourd’hui, lors de notre 83ème congrès réuni à Lille les 3, 4 et 5 juin 2005, parce que, depuis plus d’un siècle, la LDH sait d’expérience que le sort réservé aux étrangers est révélateur de l’état d’une démocratie et de fraternité, nous en appelons à une autre politique qu’il nous faut construire au cours d’un réel débat démocratique. D’ores et déjà, nous n’admettrons plus que ces souffrances s’étalent dans nos villes, sur nos trottoirs ou dans nos écoles. La reconnaissance des étrangers, de leur humanité et donc de leurs droits passe par leur régularisation sans délai. C’est pourquoi, nous en appelons à l’insurrection des consciences.

Résolution d’urgence adoptée à l’unanimité, par acclamation.

Source : Ligue des droits de l’ Homme
Visitez le site de la Ligue des Droits de l'Homme - France (LDH - France)

Visitez le site de Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH)

par M. Mady DANFAKHA publié dans : DES RAISONS D'ESPERER
Jeudi 6 octobre 2005

Les Etats-Unis d'Amérique ont ouvert, comme chaque année, sur l'Internet leur site pour les candidats à l'émigration désireux de gagner un visa long séjour pour aller vivre au pays de l’oncle Sam. Cette loterie, car c’en est une, est ouverte à tout le monde a priori. Les inscriptions sont donc ouvertes, exclusivement par le Net, du 05 octobre 2005 au 04 décembre 2005. A la clôture des inscriptions, un tirage au sort désignera quelques dizaines de milliers de personnes invités, tous frais payés par the US Governement, à venir vivre et travailler aux Etats-Unis. C’est assez remarquable comme méthode de recrutement d’immigrés ! D’autant plus qu’ailleurs, on est empêtré dans des débats houleux : quotas or not quotas ? Immigration zéro ou pas ? Sélection par nationalité ou par groupe ethnique ? Etc. Toujours est-il que les Américains affichent clairement leurs intention. Le programme s’appelle « Diversity Visa Lottery ». C’est clair : c’est un recrutement en vue d’augmenter la diversité de la population américaine ! Ailleurs, certains aimeraient plutôt rester entre soi. Surtout pas de diversité, ni de mélanges ou des choses dans ce goût-là ! Les étrangers, on les aime bien, mais… chez eux !
Quand on sait la détresse de certaines populations africaines qui ne souhaitent qu’une chose : aller ailleurs afin de retrouver l’espoir d’une vie meilleure, on comprend que la « Diversity Visa Lottery » suscite de l’intérêt. En témoigne l’article du journal marocain « Al Bayane » consacré à cette affaire.
Lire l'article du journal Al Bayane.
Visiter le site de la "Diversity Visa Lottery".

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LE MONDE
 

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