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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !
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bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture !
La mobilisation et la solidarité ont payé. Monsieur et madame Mekhelleche ont été libérés du centre de rétention où ils étaient détenus depuis le 18 septembre 2005. Cette excellente nouvelle vient après des jours d’inquiétude de toutes les associations et personnes touchées par cette affaire. Surtout inquiétude et incompréhension de la séparation d’avec leurs deux enfants (7 ans et 3 ans) imposée par les autorités. Je vous demandais de répondre à l’appel à manifester du Réseau Education Sans Frontières dans ces colonnes. Eh bien bravo ! Vous avez été nombreux à y répondre. Et cela a porté ses fruits. Car c’est le ministre de l’intérieur lui-même, monsieur Sarkozy, qui devant l’émotion soulevée par cette tentative d’expulsion des parents a demandé au préfet de la Seine Saint Denis d’y surseoir.
Comme quoi, la mobilisation de tous, la solidarité humaine toute simple permettent d’éviter des injustices et des drames. C’est le lieu de remercier tous les enseignants et parents d’élèves de l’école des petits, les membres du Réseau Education Sans Frontières, les militants du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), du GISTI et de tous les mouvements associatifs sans oublier les simples Français moyens qui ont été révoltés par cette affaire. Vous avez tous gagné ! Mais la lutte continue. Il y en a encore tellement à défendre. Tellement qui risquent de voir s’effondrer comme un château de cartes des années d’efforts et de souffrance pour une vie meilleure... pour les leurs. Il ne faut pas s’habituer à l’insupportable !
Deux enfants de 3 ans et 7 ans sont séparés de leurs deux parents menacés d’expulsion vers l’Algérie depuis le 18 septembre 2005. Et si rien n’est fait, ces deux jeunes enfants risquent de ne plus voir leurs parents pour longtemps. En effet, d’après des sources bien informées, l’expulsion des parents est prévue pour le vendredi 30 septembre 2005 à 10 heures ! On a du mal à imaginer qu’on puisse séparer d’aussi jeunes enfants de leur père et de leur mère. Et pourtant c’est ce qui risque de se passer si personne ne bouge. Heureusement les associations se sont de nouveau mobilisées pour empêcher l’expulsion de ce couple d’Algériens qui a eu le malheur de vouloir offrir à ses enfants une vie meilleure que la leur. Ils vivent en France depuis plusieurs années. L’un des enfants est d’ailleurs né en France. C’est pour que ces enfants, qui ne vont plus à l’école depuis 10 jours, retrouvent leurs parents (et définitivement) que le Réseau éducation sans frontières (RESF) appelle à une manifestation de soutien à cette famille le jeudi 29 septembre 2005 à partir de 16 heures 30 devant l’école Edouard Vaillant à Pantin (l’école d’un des petits). C’est au métro « 4 chemins – Pantin – Aubervilliers ». Si vous le pouvez, soyez-y.
Le quotidien français « Libération », dans son édition du mardi 27 septembre 2005, n’y va pas par quatre chemins. C’est simple, il intitule l’article de deux de ses journalistes, Christophe Ayad et Marie-Laure Josselin, sur la crise politique au Sénégal : « Sénégal : Abdoulaye Wade élimine un rival encombrant » ! Au moins, eux y voient clair. Parce que, vu l’imbroglio politico financier qu’est devenue la guerre terrible déclenchée entre le président Wade et son ex premier ministre, ex fils spirituel et ex dauphin, Idrissa Seck, on se demande qui en veut à qui et qui fait quoi. Surtout quand on lit les déclarations du chef de la mission d’enquête de l’IGE (Inspection générale d’Etat) et les commentaires qu’elles ont suscitées, on cherche encore le Sénégal que certains d’entre nous ont connu ! Pourvu seulement qu’ils épargnent le Sénégal. Je parle de celui qui survivra. Car c’est certain, après eux, la république du Sénégal existera encore. Dans quel état ? Je l’ignore.
Le jeudi 26 septembre 2002 en début d’après-midi, le bateau baptisé le Joola qui assurait une liaison maritime régulière entre Dakar et Ziguinchor au sud du Sénégal, partait du port de Ziguinchor pour Dakar. Il n’arrivera jamais à destination. Le « Joola » a coulé au large

Le Joola
Au-delà du drame, il me semble important, trois ans après, de se demander si toutes les leçons ont été tirées. Et surtout si la sécurité dans les transports de voyageurs (sur terre, dans les airs ou sur l’eau) est devenue une préoccupation des autorités qui nous dirigent.

Le voyage interrompu
Même si, au vu de ce je vis à Dakar chaque fois que je prends un « Ndiaga Ndiaye » (minibus de transport urbain) ou un « dakar dem dick » (bus dakarois), je suis très sceptique. Au moment où le « Wilis » s’apprête à prendre la suite du « Joola », il ne faut pas que la sécurité redevienne une préoccupation secondaire. Pour que, plus jamais, un si épouvantable drame ne se produise.
Dans l’article publié hier, vous avez pu prendre connaissance de la situation dans laquelle se trouve madame Makombo et sa famille. Vous avez aussi pris connaissance de la pétition « Vous nous prenez pour qui ? ». Il vous était proposé de la télécharger et de la faire signer avant de l’envoyer par

