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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !
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Bonne lecture !
La Cimade est une association œcuménique créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées et regroupées dans les camps du sud de
Cette identité a fait de
C’est dans ce cadre, qu’elle vient en aide du point de vue juridique, administratif et même social aux étrangers en situation irrégulière en France. Avec un poste d’observation privilégié : elle est présente dans les centres ou locaux de rétention administrative (avec un certain nombre d’autres organismes comme la croix rouge) pour veiller à ce que la détention des étrangers se fasse dans les règles et surtout dans des conditions humainement acceptables. Chaque année,
D’emblée, dans l’éditorial intitulé « De l’humiliation naissent les incendies » qu’ils cosignent sur leur site, les président et secrétaire général de
En effet, ces éminents membres de
On apprend tout d’abord que cette situation vient « de la loi du 26 novembre 2003 qui a transformé en profondeur la régime de la rétention administrative des étrangers » (c’est devenu une habitude. A ce propos relire un des articles de jds.blog qui en parle). On est entré dans l’ère de la « politique du chiffre » ! En effet, il est maintenant clairement donné aux préfectures françaises des « objectifs chiffrés » pour la reconduite forcée des étrangers chez eux, chaque année.
L’éditorial des président et secrétaire général de la Cimade nous détaille ensuite toute cette humiliation, cette souffrance que vivent ceux qui ont tenté d’entrer illégalement sur le territoire français. La fameuse « politique du chiffre » a eu, entre autres comme effets pervers « des opérations et arrestations massives dans certains quartiers ; interpellations au domicile, convocations pièges dans les préfectures, arrestations des enfants mineurs dans les écoles pour les emmener rejoindre leurs parents en rétention, placements en rétention à répétition de personnes que l’on sait non reconductibles »… La liste est longue. Et la conséquence de tout cela c’est que « Si un ministre est dans son rôle en exigeant de ses administrations qu’elles travaillent de façon cohérente dans la mise en œuvre des lois votées, la méthode employée à l’égard d’hommes et de femmes – un chiffre précis à atteindre pour chaque préfecture – est éthiquement très contestable et a des effets concrets destructeurs : pour les personnes concernées, pour les services de l’Etat, pour l’Etat de droit, pour
Parce qu’ « En doublant la durée moyenne de rétention effective, en mettant une telle pression sur les services préfectoraux et les services de police pour atteindre ces fameux « objectifs chiffrés » », on ne peut aboutir qu’à une situation intolérable : « entasser les personnes par six dans des chambres initialement prévues pour deux, placer en rétention hommes, femmes et enfants au détriment du minimum d’éthique et de protection des personnes vulnérables, etc, etc. ». On aboutit ainsi à une « déshumanisation de ces lieux : faut-il encore parler de rétention, ou n’est-ce pas temps de dire clairement que nous assistons à l’apparition de véritables « camps » ? On est effectivement, à ce stade, en droit de se poser la question clairement.
Ce rapport de
En attendant, méditons cette phrase de l’éditorial qui nous a inspiré les lignes ci-dessus : « De l’humiliation naissent les incendies. Personne n’y a intérêt. Il faut arrêter avec cette «politique du chiffre». Il y a urgence. ». A bon entendeur...
On croyait que c’était fini. Eh bien non ! L’affaire Fodé SYLLA a rebondi. Maintenant, il se retrouve mis en examen pour « offre, cession et usage de stupéfiants » depuis le 22 juin dernier. D’ici, on peut voir l’usage qui peut être fait de cette information par certaines personnes toujours à la recherche du discrédit de la population des afrofrançais. Je continue d’espérer qu’il en sortira blanchi. Sans jeu de mot. Même si j’ai le sentiment que c’est encore plus mal engagé que la fois d’avant.
Je vous laisse lire l’article de Confidentielsn.com. C’est ici à l’article.

