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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

   

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture ! 
 

Vendredi 1 juillet 2005

L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), organisme officiel français, a publié, jeudi 30 juin 2005, une liste de pays dits « sûrs ». En clair cela signifie qu’aux yeux des autorités françaises, il existe des pays où les raisons qui peuvent, valablement, amener une femme ou un homme à demander l’asile en France ont disparu. Que change cette liste pour les ressortissants de ces pays ?

 

1.  Leurs demandes d’asile en France « bénéficieront » d’un traitement plus rapide (examen dans un délai de 15 jours au maximum)

2. Il ne leur sera pas délivré de titre provisoire de séjour en attendant que leur demande soit examinée.

3. Ils ne pourront pas bénéficier d’allocation leur permettant de survivre un peu en attendant.

 

Pour résumer : si vous êtes ressortissant d’un des pays de la Liste, il vaut mieux rester chez vous. A moins que vous ayez de très très sérieuses raisons de quitter votre maison, vos parents, votre famille, vos amis !

 

Liste des pays « sûrs » selon les autorités françaises : le Bénin, la Bosnie-Herzégovine, le Cap Vert, la Croatie, la Géorgie, le Ghana, l'Inde, le Mali, l'île Maurice, la Mongolie, le Sénégal et l'Ukraine.

 

Tout le monde est prévenu.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Jeudi 30 juin 2005

On croyait que c’était fini. Eh bien non ! L’affaire Fodé SYLLA a rebondi. Maintenant, il se retrouve mis en examen pour « offre, cession et usage de stupéfiants » depuis le 22 juin dernier. D’ici, on peut voir l’usage qui peut être fait de cette information par certaines personnes toujours à la recherche du discrédit de la population des afrofrançais. Je continue d’espérer qu’il en sortira blanchi. Sans jeu de mot. Même si j’ai le sentiment que c’est encore plus mal engagé que la fois d’avant.

Je vous laisse lire l’article de Confidentielsn.com. C’est ici à l’article.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : TAMBACOUNDA
Jeudi 30 juin 2005

     La Cimade est une association œcuménique créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées et regroupées dans les camps du sud de la France. Sur leur page de présentation, on peut aussi lire que « historiquement liée aux mouvements de jeunesse protestants, la Cimade travaille aujourd'hui en collaboration avec d'autres organismes catholiques, orthodoxes et laïcs au service des réfugiés, des étrangers en France, et au développement solidaire des pays de l'Est et du Sud. ».

Cette identité a fait de la Cimade aujourd’hui, une des plus importantes associations de défense des étrangers en France. Au nom de la dignité humaine.

C’est dans ce cadre, qu’elle vient en aide du point de vue juridique, administratif et même social aux étrangers en situation irrégulière en France. Avec un poste d’observation privilégié : elle est présente dans les centres ou locaux de rétention administrative (avec un certain nombre d’autres organismes comme la croix rouge) pour veiller à ce que la détention des étrangers se fasse dans les règles et surtout dans des conditions humainement acceptables. Chaque année, la Cimade fait donc le bilan de l’année écoulée et publie un rapport de la situation dans ces lieux de détention. Le Rapport pour l’année 2004 vient de sortir. Et c’est quelque chose !

D’emblée, dans l’éditorial intitulé « De l’humiliation naissent les incendies » qu’ils cosignent sur leur site, les président et secrétaire général de la Cimade préviennent : « Il n’est pas dans les habitudes de la Cimade de crier plus fort qu’il ne faut, de dénoncer pour le plaisir de dénoncer. ». Là, on sent qu’ils sont « un peu » énervé. Mais ils précisent tout de suite : « Nous avons toujours, et notamment quant à notre mission dans les centres et locaux de rétention, tenté de tenir un discours équilibré, analysant les évolutions en pointant les progrès comme les inerties. De même, nous avons et continuerons de dialoguer avec les pouvoirs publics, ministères comme administrations ou services de police, afin de leur faire part de nos remarques, critiques comme propositions ». Et puis « nous ne changeons pas d’attitude, mais par notre présence en rétention, nous voyons chaque jour un peu plus l’inacceptable. Il est de notre devoir aujourd’hui – ne pas parler serait cautionner - de dire haut et fort que trop, c’est trop ! ». Voila, c’est dit. Et après ça, on s’attend au pire. Et la lecture de la suite ne vous « décevra » pas !

En effet, ces éminents membres de la Cimade , nous prennent à témoin : « Ce à quoi nous assistons depuis deux ans en matière de politique d’éloignement forcé des étrangers en situation irrégulière est une succession de dispositions dont on n’a pas anticipé les effets concrets, faute d’avoir pris le temps d’établir un diagnostic mesuré, de mesures spectaculaires destinées à flatter une partie de l’opinion, auxquelles ont été ajoutés quelques zestes de procédures protectrices immédiatement noyées par l’incapacité des administrations à travailler de façon équilibrée. ». Et ils posent la question : « Le jugement est sévère ? Qu’on en juge ». Et les voila partis dans une démonstration de ce qu’ils avancent.

On apprend tout d’abord que cette situation vient « de la loi du 26 novembre 2003 qui a transformé en profondeur la régime de la rétention administrative des étrangers » (c’est devenu une habitude. A ce propos relire un des articles de jds.blog qui en parle). On est entré dans l’ère de la « politique du chiffre » ! En effet, il est maintenant clairement donné aux préfectures françaises des « objectifs chiffrés »  pour la reconduite forcée des étrangers chez eux, chaque année. La Cimade estime cette loi, tout d’abord « inutile ». Car, selon elle, « Le triplement de la durée maximale de rétention fut présentée comme « nécessaire » car la durée antérieure (12 jours) « était insuffisante » pour conduire à son terme la mesure d’éloignement dans le respect des procédures. Que constate-t-on ? Les statistiques que nous avons pu recueillir, bien qu’incomplètes, montrent sans ambiguïté que le taux d’exécution des mesures d’éloignement des personnes placées en rétention a à peine progressé : de 44 % à 55 %. ». Et qui plus est  « la durée de rétention légale a été augmentée de 266 %, la durée effective moyenne s’est accrue de 200 %, mais le taux effectif des mesures exécutées a fait un bond de 11 points... ! ». Ceci suffit pour démontrer cela. C’était une loi inutile. Mais pendant ce temps « que de dégâts, de vies brisées, de souffrances, de traumatismes inutiles, tout cela pour rien ! » regrette la Cimade.

L’éditorial des président et secrétaire général de la Cimade nous détaille ensuite toute cette humiliation, cette souffrance que vivent ceux qui ont tenté d’entrer illégalement sur le territoire français. La fameuse « politique du chiffre » a eu, entre autres comme effets pervers « des opérations et arrestations massives dans certains quartiers ; interpellations au domicile, convocations pièges dans les préfectures, arrestations des enfants mineurs dans les écoles pour les emmener rejoindre leurs parents en rétention, placements en rétention à répétition de personnes que l’on sait non reconductibles »… La liste est longue. Et la conséquence de tout cela c’est que « Si un ministre est dans son rôle en exigeant de ses administrations qu’elles travaillent de façon cohérente dans la mise en œuvre des lois votées, la méthode employée à l’égard d’hommes et de femmes – un chiffre précis à atteindre pour chaque préfecture – est éthiquement très contestable et a des effets concrets destructeurs : pour les personnes concernées, pour les services de l’Etat, pour l’Etat de droit, pour la Justice. Quand on commence à « gérer » l’expulsion de personnes comme une usine gère et prévoit sa production, on peut s’attendre au pire. » Et la Cimade nous le réaffirme : « et le pire arrive. ».

Parce qu’  « En doublant la durée moyenne de rétention effective, en mettant une telle pression sur les services préfectoraux et les services de police pour atteindre ces fameux « objectifs chiffrés » », on ne peut aboutir qu’à une situation intolérable : « entasser les personnes par six dans des chambres initialement prévues pour deux, placer en rétention hommes, femmes et enfants au détriment du minimum d’éthique et de protection des personnes vulnérables, etc, etc. ». On aboutit ainsi à une « déshumanisation de ces lieux : faut-il encore parler de rétention, ou n’est-ce pas temps de dire clairement que nous assistons à l’apparition de véritables « camps » ? On est effectivement, à ce stade, en droit de se poser la question clairement.

Ce rapport de la Cimade est, à bien des égards, une démonstration claire que la politique d’accueil des étrangers en difficulté dans leur pays d’origine s’est bel et bien durcie au point d’en devenir inhumaine dans son application. Il me semble important que les gens en soient conscients. Qu’on soit étranger vivant en France ou Africain (ou même personne d’un autre continent) ayant l’intention de se rendre en Europe occidentale, il est important de savoir. De savoir et d’en tirer des leçons. Il me semble que ce genre de lecture devrait nous renforcer dans l’idée qu’aujourd’hui plus qu’hier, il faut faire tout, absolument tout, pour empêcher que le développement de l’Afrique soit retardé. Je vois certains sourire en lisant « développement de l’Afrique ». Et pourtant, l’Afrique avance. Et d’ailleurs prochainement, je vous en donnerai des preuves sur ces pages.

En attendant, méditons cette phrase de l’éditorial qui nous a inspiré les lignes ci-dessus : « De l’humiliation naissent les incendies. Personne n’y a intérêt. Il faut arrêter avec cette «politique du chiffre». Il y a urgence. ». A bon entendeur...

 

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Lundi 27 juin 2005

     Désormais, vous pourrez lire les articles de JDS.BLOG, tout en écoutant la radio depuis Dakar grâce à Internet.

 

     Pour cela, il suffira d’aller sur la colonne de gauche de la page que vous lisez, rubrique « liens utiles » et de cliquez sur la radio de votre choix. Vous êtes alors en direct de Dakar en streaming continu ! Un petit clic pour réduire le lecteur, et ensuite vous pourrez restez sur vos pages préférées. Par exemple, dès maintenant, vous pouvez écouter RFM Dakar  !

 

Le logo de RFM Dakar

 

 Ce n’est pas beau ça ? Moi je dis : « nous vivons une époque formidable ! ».

 

     Bonne écoute !

 

 

par M. Mady DANFAKHA publié dans : MES EVASIONS
Lundi 27 juin 2005

Quand vous glissez votre carte bancaire dans un distributeur de billet, quand vous surfez sur certains sites Internet, lorsque vous utilisez votre téléphone portable, quand vous payez vos achats en grande surface et surtout quand vous remplissez un formulaire pour n’importe quel organisme public ou privé, vous laissez une trace derrière vous. Vous êtes fiché ! Chacun d’entre nous a eu, au moins une fois l’occasion de remplir un formulaire « innocent » demandant entre autres informations : nos âge, sexe, secteur d’activité professionnelle, situation matrimoniale (marié, divorcé, vivant maritalement ?), nombre d’enfants, type de voiture, nombre de véhicules du foyer etc. J’en passe et des meilleurs ! Et nous tous, on remplit consciencieusement. Pourvu qu’on en finisse ! Le problème est que tout cela peut être utilisé sans notre consentement. Même si en France, la loi interdit ces pratiques (la CNIL est sensé nous protéger de ces abus !). Mais le futur est encore plus inquiétant. Je ne veux pas vous faire peur mais quand on a lu le livre de Jean-Luc GIROT, « Le harcèlement numérique ou l’Homme traqué  », on se dit on n’a encore rien vu !

Sous l’égide d’une association Loi 1901, la PRESAJE, cet ingénieur en informatique nous prévient. Mais heureusement nous apprend aussi comment se défendre contre ces abus. Selon le mot même de son éditeur (DALLOZ), « Demain, votre voiture pourra prévenir le garage de ses défaillances. Votre réfrigérateur pourra lui-même passer sa commande de produits frais. Corrélativement, la position de votre véhicule et le contenu de votre frigo risquent d’être accessibles, via Internet, à tout un chacun. ». Quel joli programme en perspective.

Mais le pire est à venir. Toujours selon le mot de l’éditeur, « en intégrant les « puces » dans les produits dès leur fabrication, il sera possible de les suivre à la trace… ainsi que leurs propriétaires successifs ! ». Ouh la la ! Sauve qui peut ! Big Brother est de retour. Mais ce n’est pas fini. Car grâce à la « la reconnaissance de l’iris à l’entrée des magasins, le repérage des fréquentations », on ne vous lâchera plus. « On » saura ce que vous achetez, où vous l’achetez, combien de fois par semaine et … avec qui vous allez faire vos courses. Etes-vous sûr que vous étiez avec votre régulier(e) le mardi à 14 heures 45 minutes au magasin JETEVENDSTOUT ? Hein ? … Mister ORWELL réveillez-vous ! Ils vont vraiment le faire !

 

Je vous donne le sommaire de l’ouvrage de monsieur GIROT. C’est plus parlant encore :

 

  LE HARCELEMENT : SCENARIOS ET ACTEURS

  La panoplie technologique d'Internet au service ou au détriment de la liberté des individus ?

  pourquoi l'entreprise doit-elle développer sa connaissance des clients ?

  informatique et Libertés : une équation à plusieurs inconnues

  L'ERE DES REGULATEURS

  Les règles du jeu

  Prévention, répression : objectifs et moyens

  Coopération et dimension internationale

  Le système de protection européen des données personnelles face à celui des Etats-Unis

  LIBERTE, RISQUE ET RESPONSABILITE

  Informatique et Libertés que change la réforme du 6 août 2004 ?

  l'individu face aux fichiers : quelle maîtrise du contenu ?

  consentement et protection des données à caractères personnel.

Vous avez compris, Jean-luc a vraiment creusé le sujet ! Je vous conseille vivement ce bouquin. Vous ne pourrez plus dire : « je ne savais pas ».

L’ouvrage

 

 

 

 

 

Titre

Le harcèlement numérique ou l’Homme traqué 

Auteur

Jean-Luc Girot

Editeur

Dalloz

Collection

Concours

ISBN

2247061958

Prix

22,80 € sur fnac.com

 

 

 

L'auteur :

Jean-Luc Girot, ingénieur en informatique, titulaire d'un mastère de management des systèmes d'information de l'ESCP, après dix ans chez Deloitte Consulting, est aujourd'hui Directeur associé chez FrontCall, cabinet de conseil pour la gestion, spécialiste de la relation client.

 

par M. Mady DANFAKHA publié dans : MES EVASIONS
 

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