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Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !
Soyez les
bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture !
Ce texte est une contribution de notre ami R. L. Alissoutin sur le mariage en général, mais surtout sur le mariage au Sénégal en particulier. Bonne lecture !
Se marier par amour semble paradoxal car l’amour est libre et spontané alors que le mariage est un ensemble d’obligations préétablies. Les expressions française «se passer la corde au cou» et wolof «takk» (lier, attacher) sont assez révélatrices de l’idée de contrainte dans le mariage. Dès la conclusion du contrat de mariage, des obligations juridiques s’imposent ipso facto à chacun des époux et leur violation les expose à des sanctions civiles (divorce, dommages et intérêts,…) ou pénales (en cas d’adultère, de bigamie,...). ? Dans certaines religions, le mariage est considéré non pas comme un cadre de plaisance, mais un moyen de soumission à Dieu. Alors, se marie-t-on parce qu’on s’aime ou parce qu’on s’engage à respecter les obligations juridiques, religieuses et morales du mariage ? Les deux questions relèvent de logiques différentes. En effet, on peut se marier sans s’aimer comme on peut s’aimer sans se marier.
Beaucoup de femmes se résignent au calvaire d’un mariage désastreux, du fait de la crainte des tracasseries du divorce et des conséquences de la séparation sur la vie morale et matérielle des enfants. Le divorce traumatise toujours alors qu’aucune loi, aucune religion n’oblige les hommes et les femmes à se marier. Alors, pourquoi se marie-t-on ? Une réponse satisfaisante à une question aussi anodine que complexe ne saurait être théorique. A partir du moment où elle s’adresse à des expériences vécues, elle doit s’arrimer au réel et tendre une oreille attentive et discursive aux personnes impliquées. Dans cette perspective, nous avons réalisé un micro sondage dans 5 quartiers[1] de la région de Dakar sur un échantillon[2] de deux cent personnes (cent hommes et cent femmes). Vu le caractère sommaire de l’enquête, les résultats obtenus ne sont certes pas généralisables, mais ils tracent quelques pistes attractives dans l’optique d’une investigation plus scientifique et plus approfondie.
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(Femmes) Pourquoi vous êtes-vous mariée ou pourquoi voulez-vous vous marier ? |
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Pour faire comme tout le monde |
Pour faire des enfants |
Pour être à l’abri du besoin |
Par amour |
Pour ne pas forniquer |
En raison de la pression des parents |
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31 % |
20 % |
15 % |
13 % |
11 % |
10 % |
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(Hommes) Pourquoi vous êtes-vous marié ou pourquoi voulez-vous vous marier ? |
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Pour fonder une famille |
Parce qu’il faudra le faire tôt ou tard |
Par amour |
Pour «s’approprier» une femme aimée |
Pour avoir une compagne |
Pour ne pas être mal vu |
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24 % |
22 % |
17 % |
17 % |
13 % |
07 % |
L’amour ne serait donc pas le principal motif du mariage. Certains hommes avouent s’être engagés au mariage sur la base d’une simple photo ou d’un film, parce que c’était le seul moyen de disqualifier les autres prétendants, en attendant de réfléchir. L’attrait physique serait généralement plus déterminant chez les hommes que chez les femmes. Il est évident que la pression sociale réduit sensiblement la liberté de se marier ou de ne pas se marier. Bien souvent, on se marie parce qu’il faut se marier, donc par pure convenance. On consent au mariage «pour faire comme tout le monde», «parce qu’il faudra le faire tôt ou tard», «pour faire plaisir aux parents», «pour ne pas être mal vu»… De nombreux parents auraient précipité le mariage de leurs enfants pour les préserver du pêché charnel et d’éventuelles naissances hors mariage. La pression économique aussi introduit des biais dans le consentement au mariage. Beaucoup de femmes n’hésitent pas à s’attacher à des hommes pour des raisons financières. Elles découvrent par la suite le supplice d’entretenir des relations physiques avec un partenaire qu’on n’aime pas et, finalement, hésitent entre la résignation et la séparation. Il est intéressant de noter que les hommes se disent préoccupés par la famille alors que les femmes sont davantage attachées aux enfants. Il est apparu, dans les discussions, que certaines femmes se marient dans le seul dessein d’avoir des enfants légitimes ; lorsqu’elles atteignent cet objectif, elles songent à la séparation pour retrouver leur liberté. D’autres, sans oser divorcer, délaissent leur mari et les poussent, d’une certaine manière, dans les bras d’autres femmes plus attentionnées et plus aimantes.
D’autres questions subsistent. La passion qui est à l’origine du mariage peut-elle être maintenue à l’épreuve du temps ? Lorsque cette passion cède la place à la routine, les partenaires ne ressentent-ils pas un besoin de renouvellement ou de redécouverte de certaines sensations ? Est-ce là un pas heureux vers la relance du mariage ou une ouverture malheureuse vers le divorce, l’adultère ou la polygamie ? Qu’est-ce qui, en dehors de la psychose de la rupture, maintient ensemble des époux aux humeurs manifestement incompatibles ? L’entente sexuelle, l’angoisse de la solitude, l’éloignement des enfants ? Si les hommes et les femmes ne doivent se marier que parce qu’ils s’aiment, peut-on leur refuser le droit de se quitter lorsqu’ils ne s’aiment plus ? Mais en liant le maintien du lien conjugal aux humeurs respectives des époux, ne risque-t-on pas de banaliser le mariage et de désacraliser la famille ? Comment concilier la liberté individuelle de chaque époux de s’engager et de se désengager et l’intérêt collectif de la famille et de la société ?
La conception du mariage s’inspire du contexte social. En Afrique, ce contexte fait d’une aliénation de l’individu au groupe, d’une très forte immixtion des familles respectives dans la vie du couple, de pauvreté…, contribue à vicier le consentement au mariage. Bien souvent, on s’engage au mariage pour des raisons étrangères au mariage… La société ne peut prétendre à l’harmonie et à la stabilité que si les différentes alliances qui s’établissent en son sein pour donner naissance à
Auteur : Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Son adresse électronique : grefroska@hotmail.com
Au lieu de sortir de la crise déclenchée par la guerre terrible que se livrent les frères ennemis du parti démocratique sénégalais (pds, au pouvoir), le Sénégal s’enfonce ! Cette semaine, un gros pavé vient d’être jeté dans l’arène : madame Nafi Ngom Keita, chef de la mission de l’IGE (Inspection Générale d’Etat) qui rendu le fameux rapport d’enquête sur l’affaire dite des « chantiers de Thiès », a décidé de rompre le silence. Malgré la réserve qui doit être observée par chaque inspecteur d’Etat dans l’exercice de ses fonctions. Et elle balance du lourd ! Elle serait tout simplement menacée de mort. Rien moins que cela ! Le Sénégal serait-il devenu un endroit où faire son travail serait synonyme de risquer sa vie ? Exagère-t-elle ? Toujours est-il qu’elle s’en prend très violemment à monsieur Abdoulaye Diop, actuel ministre des finances du Sénégal.
Selon elle, elle aurait subi des tentatives de corruption de la part de monsieur Diop pendant son enquête. Et quand on lit entre les lignes, elle pense que des hommes à la solde de monsieur Diop essaient de l’assassiner. Et elle aurait d’autant plus peur qu’elle a le sentiment que ce ministre est « protégé »… en haut lieu. Par qui ? Va savoir... Elle en est convaincue dans la mesure où Idrissa Seck (ancien premier ministre) et Salif Bâ (ancien ministre) sont déjà en prison alors que Diop est toujours en liberté. Mieux il est encore ministre des finances ! Tout cela devient très confus et… très dangereux pour l’avenir et la stabilité politique du Sénégal. En plus le déballage, qui a fait l’effet d’une bombe dans les milieux politiques, n’est pas fini. Le journal Wal Fadjri (dans lequel madame Nafi Ngom Kébé a choisi de s’exprimer) ayant décidé de distiller chaque jour un peu plus de révélations.
Je le répète : les hommes politiques passent, le pays, ses populations et ses institutions restent. Et il est inadmissible que des querelles de personnes et des positionnements politiques (en vue d’élections) au sein d’un parti (fut-ce le parti au pouvoir) conduisent le pays au bord du gouffre ! Le pire n’est jamais certain, mais alerter évite de déplorer. Soyons vigilants.
Lire la première partie de l'interview accordée à Walf Fadjri par Nafi Ngom Keita.
Il y a quelques jours j’ai reçu dans la boîte de réception de l’adresse électronique de mon blog un courrier un peu bizarre qui commençait par : « Assistance - MADAME BARE CLEMENCE MAINASSARA - A votre attention. Je vous prie d'emblée de m'excuser pour tous les désagréments que mon courrier pourrait vous causer. Mais même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois fermement que sur la base du droit d'assistance humanitaire une confiance véritable peut naître de notre communication et favoriser ainsi un véritable partenariat entre nous deux. Aussi c'est avec un réel plaisir que je vous contacte depuis ABIDJAN la capitale économique de
J’ai en toute innocence répondu brièvement à cette lettre en disant qu’il leur suffisait de trouver un compte domicilié en Europe pour faire leur opération sans problème. Et que je ne comprenais pas où était la difficulté de faire cela. Je reçus, avec une rapidité rare une réponse me remerciant d’avance de mettre à leur disposition mon propre compte bancaire et me donnant l’adresse e-mail d’un avocat qui serait à même de me donner des précisions sur les démarches à suivre pour que cette énorme somme soit virée sur mon compte ! C’est à ce moment-là que cette affaire me parut vraiment bizarre et inquiétante. S’il était aussi simple de se faire des millions, cela se saurait. En bon internaute, je tapai l’adresse de mon moteur de recherche préféré. Et dans le champ vierge, je tapai juste ces mots « Bare maïnassara ». Je découvris alors des milliers de pages web qui décrivaient quasiment toutes la même chose : une arnaque qui s’appelait « SCAM 419 ». C’était hallucinant le nombre de témoignages de gens qui se sont faits avoir par ces voyous d’un nouveau genre. Et la source de ce nouveau type de banditisme par l’Internet semble être le Nigeria. Même si aujourd’hui toute l’Afrique occidentale est touchée. Un exemple récent a été rapporté par le correspondant à Dakar de la radio RFI. Un avocat Russe s’étant fait escroquer (avec une variante de l’affaire de transfert de fonds détenus cette fois par un riche héritier) par ces voyous africains du net, cette fois basés à Dakar, de 4000 euros, il décida de se rendre à Dakar lui-même pour leur tendre un piège. Il prit rendez-vous avec une jeune femme (membre du gang) à qui il avait promis de donner quelques milliers d’euros pour que le transfert puisse se faire (c’est disent-ils des frais que vous récupérerez après le transfert sur votre compte de tous ces millions de dollars !). En bon avocat, il prévient la police sénégalaise qui l’accompagne discrètement sur le lieu du rendez-vous. La fille envoyée par sa bande d’escrocs a donc été cueillie en douceur par les policiers qui finissent par mettre sous les verrous tout le groupe. La fille s’est avérée être une réfugiée libérienne. Quand à moi, après tout ce que je venais d’apprendre, j’envoyai une réponse à ma bande de voyous à moi (je vous rappelle, basés à Abidjan) où je leur disais qu’ils étaient démasqués et que la police ivoirienne ne tarderait pas à venir les chercher. Je n’ai plus eu de courrier venant de ces gens si promptes à répondre !
Maintenant, chers lecteurs, vous êtes prévenus. Le sort que mérite ce type de mail, c’est la poubelle. Et parlez-en autour de vous. Vous éviterez peut-être à des proches des désagréments. Quand à ceux qui ont déjà reçu ce genre de courrier, vos commentaires sont les bienvenus sur Jdsblog. Il vous suffit de cliquer sur le bouton « commentaire » en bas de l’article. Nous en profiterons tous. Restons vigilants !
Lire ces quelques exemples et témoignages recueillis par mbolo.com
Lire l'article que le Journal du Net lui consacrait déjà en... 2003 !
Vous vous souvenez peut-être de la mésaventure qui était arrivée à la star de la télévision américaine Oprah Winfrey il y a quelques semaines. De passage à Paris le 14 juin 2005, la présentatrice vedette du show qui porte son nom, avait voulu faire des courses à la boutique de luxe Hermès. En vain. Il était 18 heures 45 minutes et le magasin s’apprêtait à fermer ses portes. Malgré son insistance, elle et ses accompagnateurs (gardes du corps, agent, secrétaire etc.) furent éconduits poliment mais fermement. Une vendeuse lui propose même de revenir le lendemain. Seulement quand on s’appelle Oprah Winfrey, on a un emploi du temps over booké ! Elle dut donc renoncer, furieuse, à ses achats ! Elle retourna donc aux Etats-Unis dégoûtée.
En reprenant son talk-show à la télévision, elle s’empressa de raconter à ses téléspectateurs ses déconvenues parisiennes. Et l’explication qu’elle trouva au refus du magasin de la servir était : « c’est parce que je suis noire ! ». Et ça, c’est grave. Donc elle demande simplement à tous ses fans de boycotter les magasins Hermès partout dans le monde. Parce qu’une marque qui accepte la discrimination raciale ne mérite pas qu’on entre dans ses magasins pour y dépenser de l’argent. Quand on sait que madame Winfrey est milliardaire et que son « Oprah Winfrey Show », qu’elle anime depuis 20 ans, est regardée dans plus de 110 pays, on prend sa demande de boycott au sérieux ! Et apparemment sa menace a eu des effets. Moins de trois mois après, c’est le président de HERMÈS USA himself, qui est venu présenter ses excuses à la star de la télévision. L’homme, monsieur Chavez, s’est dit désolé de ce qui est arrivé et a même annoncé que désormais le personnel de sa marque a été briefé pour que ce genre de désagrément n’arrive plus. C’est clair ! Du coup madame Winfrey, la cinquantenaire triomphante, a décidé de lever sa menace de boycott. Comme on dit : selon que vous êtes puissant ou misérable…
Il est Camerounais. Il a dix-neuf ans. Il s’appelle Guy Effeye. Et il était sur le point d’être embarqué, de force, ce dimanche 18 septembre 2005 au soir, sur un vol en partance pour Douala. Et pour un aller simple ! Cela se passe à l’aéroport parisien de Roissy Charles De Gaulle. Et ce mardi 20 septembre 2005, il est toujours sur le sol français. Mieux, c’est le préfet lui-même qui a communiqué au tribunal de Bobigny (dans la proche banlieue de Paris) sa décision de surseoir à l’expulsion de cet étudiant sans papiers alors qu’il était prévu de le juger en comparution immédiate pour « refus d’embarquer ». Au delà des péripéties de cette affaire d’expulsion, ce qui est surtout frappant et qui met du baume au cœur, c’est l’extraordinaire mobilisation des élèves et professeurs du lycée d’Epinay sur Seine où le jeune homme était scolarisé jusqu’à ses récents problèmes administratifs.
En effet dans ces malheureuses affaires d’expulsions, on avait coutume de voir plutôt les associations de défense des étrangers (dans le cas d’espèce, l’association Education sans frontières s’est fortement mobilisée) autour de l’étranger sans papiers. Mais cette fois-ci, il y a eu une énorme mobilisation des lycéens qui n’ont pas hésité dimanche soir à se rendre à l’aéroport pour empêcher l’expulsion de leur camarade Guy ! Ils ont, par leur mobilisation, obligé les élus locaux à manifester leur soutien au jeune Camerounais. Et en étant présents, eux aussi, à l’aéroport dimanche soir. Un député a même été incommodé par les gaz lacrymogènes des policiers ! Comme cela ne suffisait pas, ils sont revenus le lendemain, lundi, encore plus déterminé à obtenir la libération de leur camarade. Le parquet ayant demandé un complément d’information, l’audience est reportée à mardi, en début d’après-midi. Les lycéens promirent alors de revenir, encore plus nombreux. Ils ont tenu promesse ! Des centaines de jeunes accompagnés de leurs professeurs ont investi le parvis du tribunal de Bobigny dès le début de l’après-midi aux cris de « nous sommes tous des enfants d’immigrés ! » ou « libérez Guy ! ». Le plus formidable, c’est qu’ils ont été entendus. Et en haut lieu, s’il vous plaît ! C’est monsieur Sarkozy, ministre français de l’intérieur, qui aurait demandé au préfet de « laisser une seconde chance » au jeune homme en voie d’expulsion. Même si les autorités précisent qu’il lui est juste laissé la chance de pouvoir repasser son baccalauréat et qu’ensuite il devra rentrer dans son pays, quelle belle victoire de la solidarité humaine tout de même. Cela redonne foi en la jeunesse française. Bravo à tous ces jeunes Français qui n’ont écouté que leur cœur !
Lire le premier article que Libération a consacré à cette affaire.
Lire l'article de Libération sur le dénouement heureux de l'affaire.

