jdsblog

JDS, Journal de Sénégalais

 

Bienvenue

Un Sénégalais vivant en France met en ligne ce que lui inspirent le Sénégal, l'Afrique, la France et le monde d'aujourd'hui. Ces pages se veulent aussi un lieu d'information sur tout ce qui touche de près ou de loin l'Afrique et les Africains. En bien. En moins bien !

   

Soyez les bienvenus dans cet espace d'échanges libres que j'espère bénéfiques pour le Sénégal et l'Afrique toute entière. Merci d'avance de votre participation.
Bonne lecture ! 
 

Lundi 30 octobre 2006

Samedi, je venais à peine de mettre en ligne mon dernier post dans lequel je m’indignais de ce nouveau comportement inadmissible dans les banlieues françaises qui consiste à multiplier les incivilités. Sous prétextes de « fêter » l’anniversaire du début des émeutes de l’année dernière. Quitte à pourrir la vie de braves citoyens qui ne demandent qu’à vivre tranquillement. Et j’apprenais qu’à Marseille, des « jeunes » délinquants avaient mis le feu à un bus de la RTM (Régie des transports de Marseille) ! Et ce nouvel incendie de bus prenait un tour plus dramatique que les autres : une jeune franco sénégalaise, brûlée sur 70 % de la surface de son corps lutte aujourd’hui contre la mort !

Quand on lit, dans l’article du journal 20minutes, le témoignage d’un des hommes qui ont essayé de lui porter secours : «Cette femme noire perdait tellement de peau qu'on aurait dit qu'elle était blanche. Je ne pouvais la tenir par aucun endroit tellement elle souffrait » ou « Elle criait : “Ne me lâche pas, je ne veux pas mourir” »… on est submergé par un mélange de colère et d’indignation indescriptible ! Je suis en ce moment traversé par des sentiments et des envies que la décence m’interdit de dire ici. Les médecins marseillais répétaient, il y a encore deux minutes, que cette jeune femme est toujours entre la vie et la mort. J’espère de toutes mes forces qu’elle s’en sortira. Même si nous apprenons que si elle survivait, elle aurait de lourdes séquelles irréversibles ! C’est terrible !

Alors vous comprendrez aisément, vous qui lisez ces lignes, que je souhaite que les auteurs de cet acte ignoble, imbécile et criminel soient recherchés, traqués sans relâche, retrouvés, jugés et condamnés avec la dernière rigueur. A ce propos, je suis heureux d’apprendre que ce genre de crime fait encourir à ces auteurs trente ans de réclusion criminelle en France ! Parce qu’aujourd’hui, je crois qu’il faut absolument faire payer ces salauds criminels. L’impunité a trop duré ! Et tout doit être mis en œuvre pour les livrer à la justice.

Et je voudrais dire à ceux savent quelque chose qui pourrait permettre d’arrêter les auteurs de ce geste abject et qui se taisent : il y a des moments où la peur ne justifie plus le silence. Il faut justement que cette peur change de camp. Il faut faire passer définitivement à ces êtres immondes l’envie de recommencer. Et il faut dissuader aussi définitivement ceux qui auraient des envies de les imiter de le faire. C’est un acte citoyen de très grande portée si vous êtes républicain laïc, c’est un acte de foi si vous êtes croyant. Quelque soit, par ailleurs le Dieu dans lequel vous croyez. Toutes les religions considèrent qu’attenter à la vie humaine est la pire abomination qui soit ! Par conséquent, si vous savez quelque chose, aidez la police à les coincer.

Puisse cette jeune femme s’en sortir.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Samedi 28 octobre 2006

Ce vendredi 27 octobre 2006, une partie de la France s’est inclinée devant la mémoire des deux jeunes de Clichy Sous Bois (ville de la banlieue parisienne) morts électrocutés il y a deux ans dans un transformateur électrique, après une course poursuite avec la police. Toute perte de vie humaine est douloureuse. Quand il s’agit de deux adolescents, et dans les circonstances que l’on sait… L’émotion était palpable. Le recueillement a été digne.

Cet événement malheureux avait été le point de départ de trois semaines d’émeutes qui ont mis le feu aux périphéries des grandes villes françaises. J’en ai déjà longuement parlé dans les colonnes de ce blog. Dans un premier article, je m’étais penché sur les causes profondes de cette folie incendiaire qui avait pris des allures suicidaires. Ensuite, j’ai tenté d’en tirer les enseignements. Il paraît qu’ on apprend toujours plus de nos échecs que de nos réussites. Comme je n’ai aucun doute sur le fait que ces évènements de l’année dernière illustrent un échec patent d’une certaine façon de gérer les problèmes de la partie la plus vulnérable de la société, je suppose qu’une fois que les leçons seront tirées, on aura beaucoup appris !

Aujourd’hui, mon propos n’est donc pas de revenir sur les évènements consécutifs à la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna, mais de dire stop ! Stop à une dérive qui n’a plus rien à voir avec un quelconque ras-le-bol. Avec quelque revendication sociale que ce soit !

Car enfin ! Comment peut-on justifier qu’un an après ce que nous avons vécu, des voyous – car c’est comme cela qu’il faut les appeler – se permettent encore de mettre le feu à des bus de transport public. De tenter ainsi de réinstaller la banlieue dans une ambiance suffocante. De nous faire un remake de l’automne 2005, sans aucune légitimité. Si tant est qu'on puisse légitimer la violence ! C’est intolérable. Et il faut le dire.

Le résultat de ces comportements imbéciles : mettre un peu plus en difficulté des femmes et des hommes qui sont déjà en situation sociale précaire. Ceux qui ont péniblement réussi à avoir un emploi ont, dans ces quartiers, du mal à se rendre à leur travail aujourd'hui. Ceux qui en cherchent auront encore plus de mal à en trouver. La stigmatisation va crescendo. Et je ne parle même pas de l’exemple catastrophique donné aux plus petits qui finissent par croire que c’est normal de jeter des cailloux sur les policiers et les pompiers, que brûler un bus est un jeu très marrant ! Non ! Non ! Et non ! Ce n’est pas vrai ! Aujourd’hui, il est plus qu’urgent de se battre contre cet état de fait.

Bien sûr que la mixité sociale est actuellement une sorte Graal en banlieues. Bien sûr que l’écrasante majorité des populations habitants de ces quartiers est d’origine africaine (maghrébine ou négro-africaine, qu’importe !). Bien sûr que la discrimination à l’embauche ou au logement est une réalité. Les raisons de réclamer un changement de la situation ne manquent certainement pas. Mais est-ce une raison de continuer à se tirer des balles dans le pied ? Il faut se battre certes. Mais de façon responsable. Et être responsable, c’est dire deux ou trois choses simples mais claires pour remettre les idées en place. Et arrêter ainsi avec des clichés trop faciles.

D’abord, la police française n’est pas contre les populations d’origine africaine. Quand bien même, on trouverait dans ses rangs d’authentiques racistes qui rêvent tous les matins en prenant leur poste de « se faire un petit bronzé ». Ceux-là on les combat, par la loi. Et nous ne sommes pas en 1977 dans les rues de Johannesbourg ou de Sowéto !

La France n’est pas un pays raciste. Quand bien même on y croiserait des hommes et des femmes qui rêvent encore d’une France monocolore, que dis-je… d’une France décolorée ! Ceux-là sont une minorité, même si leur pouvoir de nuisance est inquiétant. Il faut les traquer et les traduire devant les tribunaux de la république. La loi française en donne largement les moyens.

Quand on est né de parents d’origine africaine, ce n’est pas foutu d’avance. La république française offre la possibilité de se hisser très haut dans la société. A condition d’y croire, et de se battre pour faire exploser le « plafond de verre ».

C’est absolument faux de dire que la carte d’électeur ne sert à rien. Le bulletin de vote est l’arme absolue en démocratie. Voter est le geste ultime de l’expression citoyenne. Il y en a d’autres. Mais celui-ci est redoutable et … redouté ! De toutes façons, comme disait quelqu’un de très inspiré : « si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique s’occupera de vous ! »

Jouer les caïds de banlieues est devenu ringard ! Aimer l’école, aimer apprendre, s’élever par le savoir, aller chercher les diplômes les plus élevés , intégrer les écoles les plus prestigieuses, être utile à son pays… Oui, ça c’est à la mode. Et c'est possible. Intégrer Sciences Po ou l’X (l’Ecole polytechnique) quand notre papa a été éboueur dans les rues de Paris, Lyon ou Marseille. Oui, ça c’est le pied ! Alors qu’on arrête de présenter à nos gamins ces cancres de 20 ans qui après un deal de quelques kilos de cocaïne roulent en cabriolet BMW ou Saab. Comme on dit au Sénégal, on finira par leur « cacher le soleil » !

Il est plus que temps d’arrêter avec ce discours de compassion vis a vis de voyous qui ne font que nuire à ceux qu’ils utilisent comme prétextes. Soyons responsables. Le combat est ailleurs. Autrement.

 

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Mercredi 10 mai 2006

Ce mercredi 10 mai 2006, la France commémore la mémoire de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions. C’est la première fois, en France, qu’une journée est consacrée au souvenir de ces pages sombres de l’histoire humaine. Et cette date du 10 mai est désormais inscrite dans le calendrier de la république française par la volonté de son président, monsieur Chirac.

En effet, c’est en janvier dernier que le chef de l’Etat français a pris la décision de faire du 10 mai de chaque année une journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition. Et cela pour, comme l’a précisé ce mercredi 10 mai 2006 monsieur Chirac lui-même, « regarder tout notre passé en face, sans concession mais sans rougir ». Voila qui est pour le moins clair et précis. Et pourtant que de polémiques, que de prises de positions et que d’incompréhensions aura suscitées cette décision du président français. Pour ma part, je trouve qu’une telle journée était non seulement nécessaire mais qu’elle ne doit être que le début de quelque chose. Le début d'un processus. Celui qui doit amener chaque Français - quelque soit son origine par ailleurs - à mesurer le poids de l'histoire commune. Pas un aboutissement.

Avant de vous dire pourquoi pour moi il était important qu'un jour soit dédié à la mémoire de ces faits, je voudrais saluer cette décision du président Chirac. Il fallait le faire. Il l’a fait. On peut penser ce qu’on veut de son action à la tête de la France , l’Histoire, elle, retiendra qu’il est le président français qui a pris cette décision. Le commerce abominable des Noirs a été aboli en France depuis plus d’un siècle et demi. Combien d’hommes ont dirigé ce pays depuis ? Il en fallait un pour dire qu’il faut une journée pour que la république rende hommage à ceux qui ont été victimes de cet innommable traitement. Il a été celui-là.

Je parlais plus haut des polémiques qui ont entouré cette célébration. La première est venue de… la communauté noire elle-même ! Eh oui. Les Noirs de France de France se sont déchirés sur la date à retenir. Certains voulaient que la journée officielle soit célébrée le 23 mai (car le 23 mai 1998 a eu lieu la première manifestation d’envergure à Paris pour réclamer la reconnaissance de ce crime contre l’humanité qu’a été l’esclavage), d’autres voulaient la date du 27 avril (c’est le 27 avril 1848 qu’est paru le décret abolissant l’esclavage en France). Le président a choisi le 10 mai date anniversaire du vote d’un texte de loi porté par la députée guyanaise Christiane Taubira qui faisant de la Traite négrière et de l’esclavage des crimes contre l’humanité. Soit. Je trouve cette polémique inutile et dangereuse car elle ne peut que saper l’unité nécessaire à des gens qui se battent pour leurs droits de citoyens.

La seconde polémique est celle-là plus sérieuse et autrement plus inquiétante : elle vient de ceux qui sont partisans du statu quo. En effet pour eux, tout va bien. Dormez braves gens, il n’y a que les fauteurs de troubles pour oser réclamer une journée en mémoire de la Traite des Noirs. Et en plus, «  la France n’a pas à s’excuser en permanence de ce qu’elle a fait » et puis « y en a marre de cette repentance permanente »… Les initiateurs de ce courant sont venus naturellement de l’extrême droite politique. Mais très vite des gens de la société civile à qui on ne connaissait pas de tels penchants se sont mis eux aussi à trouver « inopportune » cette décision du président de la république. Bref, ils ne veulent surtout pas entendre parler de commémoration de quoi que soit d’autres que des victoires, des hauts faits de Grande et Puissante France d’antan ! A ces gens j’ai envie de dire : « vous n’y êtes pas du tout ! » Car enfin, il faut être aveugle et sourd pour ne pas se rendre compte de ces sortes de vies parallèles que mènent deux parties d’une même société. Combien de discriminations faudra-t-il constater, combien d’émeutes faudra-t-il déplorer dans les banlieues, combien de crimes racistes sur les bords de Seine il va falloir supporter pour comprendre que ce devoir de mémoire est absolument nécessaire. Pour comprendre que c’est une des voies de l’apaisement de la cohabitation entre tous les membres de la communauté nationale.

Cette journée, c’est moins pour ressasser des rancoeurs que pour se dire : « plus jamais ça ! ». De se dire : « des hommes ont été capables de cela aussi ! ». Pour avancer de façon positive. Et dans la continuité de cela, je pense que les historiens de tous bords devront commencer à se pencher sérieusement sur cette période et nous faire partager les résultats de leurs recherches à travers des ouvrages à grande diffusion (et pas seulement cantonnés aux milieux universitaires). Juste pour que l'on sache. Comme cela a été bien et utilement fait pour la barbarie nazie contre les juifs. Entendons-nous bien : il ne s'agit pas de comparer, ni de hiérarchiser les souffrances ! Pas de « à horreur, horreur et demi ! » Il s'agit simplement de combattre l'ignorance. Car, à mon avis, c'est l'ignorance qui est à la base la plupart de nos malentendus et de la persistance de certains clichés.

Car au-delà des demandes de reconnaissance de crimes des uns et des refus de repentance permanente des autres, il y a un vrai problème aujourd'hui autour de la question des Noirs de France . Et, pour moi, ce malaise qui empêche de vivre ensemble de façon harmonieuse, prend sa source dans une sorte de résidu de complexe de supériorité fortement nostalgique des uns d'une part et d'une réelle difficulté à se débarrasser de l'habit du "colonisé", de la "victime" de traite négrière, de l'originaire du continent le plus "malheureux" etc. d'autre part. Et tout cela parce que les choses ne sont pas dites, ne sont pas expliquées et ne sont pas, in fine, comprises. C'est pour cela qu'il me paraît important qu'il y ait une date pour s'arrêter, réfléchir, dire et expliquer les choses.

Dans le même ordre d’idées, je pense que c'est une excellente chose que l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le « rôle positif de la colonisation » soit supprimé et non « réécrit ». Voila une maladresse qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques sur le « mieux vivre ensemble » auquel nous devons tous aspirer.

Finalement cette première journée de la mémoire a bénéfié du service minimum : une inauguration par le président de la république d'un monument au parc du Luxembourg à Paris, quelques actions symboliques dans certaines écoles (lecture de poèmes de Senghor et de Césaire) et quelques conférences. Espérons qu'avec le temps, cette journée connaîtra un peu plus d'ampleur. Pour que les choses soient dites. Et surtout mieux entendues, donc mieux comprises. Pour qu'un jour, un Français à la peau noire oublie qu'il a la peau noire. Et qu'il se revendique juste comme un Français qui aime son pays.

Pour en savoir plus :

- La documentation sur l'esclavage mise en ligne par l'émission Thalassa de la chaîne française France 3, après un formidable numéro diffusé le vendredi 05 mai 2006 intitulée "esclavages d'hier et d'aujourd'hui".

- Toujours sur le site de l'émission Thalassa, les liens utiles pour aller plus loin sur le sujet.

- Lire l'interview de Boubacar Joseph Ndiaye, le conservateur de la Maison des esclaves de Gorée au large de Dakar (au Sénégal), sur Afrik.com.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Vendredi 21 avril 2006

Hier, en écoutant Radio France International (RFI), la radio qui me permet de rester en contact avec le Sénégal et l’Afrique, un petit reportage m’a fait sursauter. Il s’agissait de l’entretien accordé à RFI par monsieur Thierry Frémaux, directeur artistique du Festival de Cannes 2006. Dans cette interview, en parlant de la présence de messieurs Souleymane Cissé (dans le jury de la Cinéfondation et des courts métrages) et Abderrahmane Sissako (qui présente, hors compétition, son film Bamako), monsieur Frémaux a souligné que « l’Afrique est un pays... » qui comptait beaucoup pour les organisateurs du Festival de Cannes ! Allons donc ! L’Afrique serait un pays ! Je ne me permettrais pas de douter de l’intérêt que porte ce monsieur au continent noir, mais tout de même ! Quand on confond continent et pays, au mieux il s’agit lapsus révélateur… (de quoi d’ailleurs ?), au pire, il s’agit d’un manque d’intérêt évident voire d’une méconnaissance totale de l’Afrique. Dans les deux cas, la démonstration de l’intérêt que porte le Festival à ce continent entier qu’est l’Afrique est faussée. Comment peut peut-on montrer de l’intérêt (dans le sens noble du mot) pour un continent qu’on réduit, dans ses propos, à un pays !

Je ne me serais sûrement pas arrêté à cette « petite bourde » de monsieur le Directeur artistique du Festival de Cannes si je n’avais constaté cette propension de beaucoup (beaucoup trop pour moi) de gens, en France, de parler de l’Afrique comme d’un pays. Alors que ce continent compte plus de 50 Etats souverains ! Et c’est, pour le moins, énervant. Pour ces gens, l’Afrique est devenue tellement quantité négligeable que ce n’est même plus la peine de distinguer le Nigéria du Mali ou la Cote d’Ivoire du Zimbabwé. C’est tout pareil. Tous des Etats noirs, pauvres, et empêtrés tous dans toutes sortes de difficultés. Les pires fléaux s’y déroulent. Voila, c’est la même chose partout. Alors on réduit tout cela à un pays qui s’appelle l’Afrique. On en est là. Dans certains esprits. Et c’est catastrophique. Parce que derrière une telle réduction se cache une condescendance, un paternalisme, voire – par moments – un mépris qui font le lit de toutes les xénophobies (cachées ou avouées) et de toutes les incompréhensions. Et ce n’est pas tolérable, surtout de la part de personnalités qui ont la chance de voyager, de rencontrer d’autres cultures, d’autres pays.

Et cela me rappelle une scène que j’ai personnellement vécue, alors que j’étais étudiant en province. A la cafétéria de la cité universitaire un étudiant Sénégalais qui discutait avec moi en Wolof (une des langues nationales du Sénégal) s’est vu apostropher par un des ses copains de fac, Français, en ces termes : « je ne me suis pas trompé, tu lui parlais en Africain ? » et l’autre de répondre du tac au tac : « parce que toi, tu me parles en Européen peut-être ! ». Réduction… quand tu nous tiens !

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
Samedi 15 avril 2006

Il y a un an exactement, le 15 avril 2005, l'Hôtel "Paris Opéra" brûlait dans un incendie aussi stupide que meurtrier : 24 morts dont 10 enfants. C'était le début d'une série terrible d'incendies d'immeubles ou d'hôtels abritant des Africains. La communauté africaine de la capitale française allait payer un lourd prix : une cinquantaine de morts ! Arrêtons-nous pour nous souvenir. Pour que jamais cela ne recommence.Une marche silencieuse est prévue ce samedi 15 avril 2006, à partir de 17 heures, rue de Provence.

Relire l'article 1 et l'article 2 que Jdsblog a consacré à ces incendies meurtriers.

par M. Mady DANFAKHA publié dans : LA FRANCE
 

Newsletter

Inscription à la newsletter

Accueil

PAGE D’ACCUEIL

Pour m'écrire

 Nombre de visiteurs depuis le mardi 26 juillet 2005 :

 FreeCompteur.com

 

FreeCompteurLive

 

geovisite


geovisite

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus